Association des Centres dramatiques nationaux

Association des Centres dramatiques nationaux - L'ACDN coordonne le réseau des 38 Centres dramatiques nationaux

Le Préau
CDN Normandie-Vire

1 Place Castel

14503 Vire

Tel. : 02 31 66 16 00


lepreaucdn.fr
Le projet

 

Ouvrir la programmation. Nouvelles formes et nouveaux regards.

La programmation présentée au Préau ira vers des formes mettant en valeur le théâtre de troupe, tout à la fois festives et exigeantes. Elle rendra compte de l’actualité de la création en mêlant artistes reconnus et émergents, écritures contemporaines et classiques, interrogeant le monde d’aujourd’hui. 

Elle s’ouvrira aussi au théâtre musical, à la pluridisciplinarité et s'efforcera de renouveler le regard sur la création contemporaine en donnant à voir davantage le processus de création ainsi que l'univers des artistes accueillis.

Enfin elle relèvera le défi d’une ouverture, à la coopération internationale et aux langues étrangères du Festival ADO, créé en 2009 et consacré à l’adolescence.

Aller au-devant des habitants. Echanger et partager.

Attentif à s’adresser à un public large, son projet mettra l’accent sur des formes et des propositions participatives ou interactives, des rendez-vous, des surprises, des enquêtes, au théâtre comme sur le territoire. Il saura s’efforcer d’aller au-devant des habitants pour les convaincre d’ouvrir les portes du théâtre.

Il développera le travail de décentralisation en milieu rural et investira des lieux patrimoniaux normands comme autant de scènes de théâtre, dans le cadre des projets d’itinérance du Pôle National de Ressources du spectacle vivant en milieu rural (PNR).

Une proposition festive au cœur de l’hiver, Les feux de Vire, prévue entre Noël et le jour de l’an, aura pour vocation d’installer petit à petit une habitude de rassemblement des habitants autour de leur théâtre, dans des échanges chaleureux et poétiques à la manière des veillées d’autrefois. 

Partager l'outil. Un théâtre foisonnant de présence artistique.

Soucieux de perpétuer l’accompagnement des écritures contemporaines, les résidences d’auteurs y seront nombreuses, notamment avec le collectif Traverse, associé au projet et regroupant les auteurs Kevin Keiss, Pauline Ribat, Yann Verburgh, Julie Menard, Adrien Cornaggia et Riad Gahmi.

Lucie Berelowitsch a recruté une troupe de trois comédiens permanents sortant d’école qui s’installeront et travailleront sur le territoire. 

Cette troupe sera en dialogue avec les artistes associés (*), l’artiste compagnon Sylvain Creuzevault et Le LAB, constitué d’artistes pluridisciplinaires. Par des présences régulières sous forme de laboratoires, Le LAB permettra d’organiser d’autres temps d’être et d’agir au sein d’un CDN, lui conférant une vitalité dynamisée dans une nouvelle capacité de partage de l’outil du CDN.

Ces artistes travailleront sur toutes les dimensions du projet, maintenant au Préau la permanence artistique si nécessaire pour tisser des liens avec les habitants de ce territoire rural.

(*) la metteure en scène Tiphaine Raffier, dont le Préau accompagnera la prochaine création en 2020 ; l’auteur et metteur en scène Simon Falguières ; Le Groupe O, collectif formé autour de Lara Marcou et Marc Vittecoq ; le collectif d’auteurs Traverse

Direction : Lucie Bérélowitsch (depuis janvier 2019)

Née en 1978, comédienne et metteuse en scène, Lucie Berelowitsch a été formée au Conservatoire de Moscou et à l’Ecole de Chaillot. Son théâtre, comme en écho à son histoire personnelle, s’est construit en lien très fort avec la Russie, sa langue, ses auteurs, classiques ou contemporains (M. Boulgakov, I. Viripaev, M. Tsvétaïeva), dans des mises en scène où la troupe et la musique ont une place importante (ainsi, son Antigone, cabaret punk créé avec les Dakh Daughters à Kiev, après la révolution de Maïdan).

En 2019, elle créée Rien ne se passe jamais comme prévu, un conte musical contemporain adapté de L’Oiseau de feu avec la chanteuse et comédienne Camélia Jordana. 

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Théâtre des Quartiers d'Ivry
CDN du Val-de-Marne

Manufacture des Œillets,

1 place Pierre Gosnat

94200 Ivry-sur-Seine

Tel. :  01 43 90 11 11


THEATRE-QUARTIERS-IVRY.COM
Direction : Nasser Djemaï (depuis 2021)

Diplômé de l’École nationale supérieure de la Comédie de Saint-Étienne et de la Birmingham School of Speech and Drama en Grande-Bretagne, Nasser Djemaï se perfectionne à la British Academy of Dramatic Combat. Il est interprète de metteurs en scène anglo-saxons, Hettie McDonald et Frank McGuiness. Il acquiert une expérience théâtrale européenne. Il poursuit sa formation d’acteur auprès de metteurs en scène comme Philippe Adrien, Alain Françon, Joël Jouanneau, Georges Lavaudant. En 2001, il est engagé au Centre dramatique national de Dijon par Robert Cantarella pour trois créations : il jouera notamment dans Algérie 54-62 au Théâtre national de La Colline.

À partir de 2003, Nasser Djemaï décide de jouer et de mettre en scène ses propres textes. Il écrit sa première pièce de théâtre Une étoile pour Noël, une histoire inspirée de son propre parcours personnel : elle sera créée à la Maison des métallos à Paris le 14 janvier 2005 et jouée plus de 500 fois en France et à l’étranger entre 2005 et 2012.

En novembre 2011, il crée à la MC2: Grenoble Invisibles autour de la mémoire des Chibanis, ces travailleurs originaires d’Afrique du nord venus en France dans les années 50. L’écriture du texte fait suite à une importante collecte de paroles. Il obtient trois nominations aux Molières 2014 pour Invisibles, dans les catégories Auteur Francophone, Metteur en scène Théâtre Public et Spectacle Théâtre Public ainsi que le prix Nouveau Talent Théâtre 2014 de la SACD.

En janvier 2014, Immortels, sa quatrième pièce, est créée au Théâtre Vidy-Lausanne avec une troupe de jeunes acteurs fraîchement sortis de formation.

Vertiges est créé à la MC2: Grenoble en janvier 2017, il obtient une nomination aux Molières 2017 dans la catégorie Auteur Francophone Vivant.

Héritiers, son sixième texte, est créé à la MC2: Grenoble en novembre 2019. Le spectacle est joué au Théâtre national de la Colline en janvier 2020 puis en tournée.

Il est nommé à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry en janvier 2021.

Tous ses textes sont publiés chez Actes Sud-Papiers.

 

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Le Théâtre des Quartiers d’Ivry sera un théâtre en vibration avec le monde, une fabrique d’engagements, de beauté et de poésie avec pour mission première la création. Une maison au service des auteurs vivants avec une attention particulière donnée aux auteurs-metteurs en scène. Un théâtre trait d’union entre les territoires, les cultures, les générations, placé sous le signe de la transmission et la formation avec l’Atelier Théâtre. Nous travaillerons avec toute l’équipe et les artistes associés, pour que ce projet soit au service de son territoire et à l’image de sa population avec la richesse de ses couleurs, ses visages, ses noms et ses prénoms. Un lieu à l’écoute de sa jeunesse dans toute sa diversité et en prise avec la réalité. Un théâtre où viendront se créer des collisions de pensées, de croyances et d’imaginaires pour oeuvrer tous ensemble vers l’émergence des nouveaux récits de demain.

©Jean-Louis Fernandez

©Jean-Louis Fernandez

Théâtre National Populaire

8 Place Lazare-Goujon 

69627 Villeurbanne

Tel. :  04 78 03 30 00


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Le projet

Fondé le 11 novembre 1920 par Firmin Gémier – inventeur en 1911 d’un théâtre national ambulant – le Théâtre National Populaire est logé dans le Palais du Trocadéro à Paris. À ses débuts, il est moins voué à une mission de création qu’au montage de spectacles avec le concours des théâtres nationaux et lyriques en direction d’un très large public. Après la mort de Gémier, viennent la guerre et l’occupation, l’institution connaît alors une longue éclipse.

En 1951, Jeanne Laurent nomme Jean Vilar à la tête du TNP. Le nouveau TNP donne la primeur de sa première programmation au petit festival de Suresnes, puis réintègre Chaillot après le déménagement de l’ONU. Jean Vilar conçoit son théâtre comme «un service public», tout comme le gaz et l’électricité. Il établit de solides relations avec les spectateurs (horaires, prix des places, gratuité des services), et multiplie dans l’immense salle, de saison en saison, les créations de grands textes classiques français ou étrangers peu connus (Corneille, Kleist, Brecht…), qu’il met en scène dans une esthétique dépouillée.

Pour faire face à un cahier des charges impressionnant, il met en œuvre, aidé de son administrateur Jean Rouvet, une politique culturelle originale et transforme le TNP en véritable «entreprise» théâtrale qui prend le pari de faire venir à Chaillot un public populaire, au moins 2 500 personnes chaque soir, à des prix peu élevés. Pour attirer le public, il faut d’abord aller à sa rencontre, d’où le réseau de communications établi avec les associations, les comités d’entreprise, les étudiants, les clubs. Une association est créée, les Amis du Théâtre Populaire. La revue « Bref » initiée par Gémier est relancée.

De novembre 1951 à juillet 1963, le TNP parcourt la France ainsi que vingt-neuf autres pays. En même temps Vilar a réussi à associer au théâtre les notions de fête, de cérémonie et de service public. En 1963, Jean Vilar décide de se retirer. Georges Wilson lui succède. Il obtient la construction d’une seconde salle mieux adaptée à la création d’auteurs contemporains. En province de nombreuses compagnies théâtrales sont venues se joindre aux Centres dramatiques de la première heure et cherchent à promouvoir ce théâtre populaire de secteur public illustré par Vilar et Wilson.

C’est ainsi que le Théâtre de la Cité à Villeurbanne, fondé en 1957 par Roger Planchon et son équipe (Isabelle Sadoyan, Jean Bouise, Claude Lochy…), est parvenu à implanter en région lyonnaise un théâtre de création, permanent.On se souvient des tournées nationales et internationales des Trois Mousquetaires, de TartuffeHenry IV

En mars 1972, Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles donne le sigle du Théâtre National Populaire au Théâtre de la Cité à Villeurbanne, Centre Dramatique National.

La direction en est confiée à Roger Planchon, qui décide de la partager avec Patrice Chéreau et Robert Gilbert. L’éclatante réussite de ses créations et des ses accueils, en fait un des lieux les plus vivants de la décentralisation.

En 1986, Georges Lavaudant succède à Patrice Chéreau parti, depuis 1982, diriger le Théâtre des Amandiers-Nanterre. Il partage avec Roger Planchon la direction jusqu’en 1996, avant de rejoindre l’Odéon-Théâtre de l’Europe.

Des spectacles produits et joués par le TNP à cette époque, on se souvient de ceux de Roger Planchon, Le TartuffeLe Cochon noirGilles de RaisIonescoGeorge DandinL’Avare…; de Patrice Chéreau, Le Massacre à ParisLa DisputeLearPeer Gynt…; de Georges Lavaudant, Baal et Dans la jungle des villesPlatonovTerra IncognitaUn Chapeau de paille d’Italie, etc.

En janvier 2002, Christian Schiaretti – qui a dirigé la Comédie de Reims de 1991 à 2002 – succède à Roger Planchon à la direction du Théâtre National Populaire. 
Jean Bellorini est nommé à la direction du TNP à partir du 1er janvier 2020.

 

Direction : Jean Bellorini (depuis 2020)

Formé à l’école Claude Mathieu, le metteur en scène, compositeur, musicien et éclairagiste Jean Bellorini fonde la compagnie Air de lune en 2003. Considérant la musique comme le battement de cœur du théâtre, il entend célébrer les noces de ces deux arts à chaque nouveau spectacle. La poésie et le sensible sont au centre de sa démarche, qui mêle toujours comédiens et musiciens sur le plateau. En réflexion permanente autour de la parole, Jean Bellorini et sa troupe jouent sur la frontière entre théâtre et récit. En 2012, ils créent Paroles gelées inspiré des textes de Rabelais, après avoir porté à la scène Les Misérables de Victor Hugo en 2010, dans Tempête sous un crâne. Récompensé par un Molière pour La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht en 2014 et à la tête du Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis, Jean Bellorini affirme sa volonté de faire du théâtre un véritable service public, « aussi vital que l’eau courante et l’électricité ». Alors que sa mise en scène de Liliom de Ferenc Molnár, conçue en 2013, poursuivait sa tournée, Jean Bellorini a été invité à diriger les comédiens du Berliner Ensemble, où il a créé Le Suicidé de Nicolaï Erdman. En juillet 2016, il présente Karamazov, d’après Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski au Festival d'Avignon. En novembre 2018, il crée Un instant, d'après À la recherche du temps perdu de Marcel Proust et en mars 2019, Onéguine d'après Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine au Théâtre Gérard Philipe.

©Jean-Baptiste Millot

©Jean-Baptiste Millot

Théâtre Olympia
Centre dramatique national de Tours

7 rue de Lucé

37000 Tours 

Tél. : 02 47 64 50 50


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Le projet

 

"(...) Le Centre Dramatique de Tours doit être le centre d’une effervescence artistique et culturelle qui contribuera à l’élargissement de son public et confortera son rayonnement national. Pour cela, je permettrai à une nouvelle génération de créateurs et de spectateurs de s’engouffrer dans cette fabrique de théâtre et de recomposer son identité. Je veillerai à entretenir et construire les passerelles entre créateurs et spectateurs dans le souci constant de les réunir dans une exigence commune. Le CDRT doit être un lieu de partage et d’ouverture favorisant la circulation de points de vue, d’idées et d’émotions. Le métissage des générations et des esthétiques y sera revendiqué comme une composante du processus créatif et comme une source de réflexion féconde et joyeuse. L’activité du CDRT sera marquée par les créations qui ponctueront chaque saison. La programmation des spectacles accueillis se fera en écho à ces créations, avec la préoccupation de relier les différentes propositions par une architecture souterraine dans laquelle chaque spectateur pourra se frayer son chemin au gré de sa curiosité et de sa sensibilité. Par l’audace de nos créations, l’éclectisme de la programmation et l’ouverture régulière à des formes conviviales et atypiques, nous veillerons à déplacer les attentes du public pour maintenir son intérêt en alerte. Mon projet repose sur des valeurs d’ouverture, de partage, de polarisation des talents, de circulation des énergies et de mise en réseau des moyens. Le CDRT sera une maison « habitée » par des artistes. Il sera le cœur d’un foisonnement productif qui irriguera le territoire pour toucher de nouveaux publics. Il imprimera son battement artistique et culturel à sa ville, son département, sa région. Il s’imposera sur le territoire national comme un théâtre en phase avec le monde et son époque."

(Extrait du projet de Jacques Vincey)

 

 

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Direction : Jacques Vincey (depuis 2014)

En tant que comédien, Jacques Vincey a travaillé notamment avec Patrice Chéreau, Bernard Sobel, Robert Cantarella, Luc Bondy, André Engel et Laurent Pelly. Au cinéma et à la télévision, il a tourné avec Arthur Joffe, Peter Kassowitz, Alain Tasma, Luc Beraud, Nicole Garcia, Christine Citti, Alain Chabat, François Dupeyron. Egalement metteur en scène, Jacques Vincey fonde la Compagnie Sirènes en 1995 avec laquelle il monte notamment Le Belvédère de Horvath (2004), Mademoiselle Julie de Strindberg (2006), Madame de Sade de Mishima (Molière 2009 du créateur de costumes), La Nuit des Rois de Shakespeare (2009), Jours souterrains de Lygre (2011), Les Bonnes de Genet (2011), La vie est un rêve de Calderon (2012). À la Comédie-Française il met en scène Le Banquet de Platon (2010) et Amphitryon de Molière (2012). À l’opéra, il met en scène Le Songe d’une nuit d’été (A Midsummer Night’s Dream) de Benjamin Britten en avril 2018 au Grand Théâtre de Tours. En janvier 2014, il prend la direction du Centre dramatique régional de Tours (qui devient CDN en 2017), et crée fin 2014 Yvonne, Princesse de Bourgogne de Gombrowicz (Molière 2015 de la Révélation Théâtrale). En mai 2015, il accompagne Natalie Dessay pour ses premiers pas d’actrice au théâtre dans Und de Howard Barker (plus de cent représentations à ce jour). En février 2016, il monte La Dispute de Marivaux et en septembre 2017 Le Marchand de Venise de Shakespeare dans lequel il interprète le rôle de Shylock. En novembre 2018, il crée La Réunification des deux Corées de Joël Pommerat en version anglaise (traduction de Marc Goldberg), à Singapour, qu’il ramène au CDN de Tours et à la MC93-Bobigny. En février 2019, il met en scène L’Ile des esclaves, de Marivaux, en version foraine, dont il crée la version plateau au CDN de Tours en septembre 2019. En septembre 2020 il met en scène Les Serpents de Marie Ndiaye.

 

Comédie de Valence
CDN Drôme-Ardèche

1 Place Charles Huguenel

26000 Valence

Tel. : 04 75 78 41 75


COMEDIEDEVALENCE.COM
Direction :  Marc Lainé (depuis 2020)

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Marc Lainé travaille d’abord régulièrement pour le théâtre et l’opéra en tant que scénographe.
Au théâtre, il a collaboré notamment avec Marcial Di Fonzo Bo, Richard Brunel, Arnaud Meunier, Pierre Maillet, Madeleine Louarn, Lorraine de Sagazan…

A l’Opéra, il a notamment créé les scénographies des mises en scène de Richard Brunel pour Albert Herring à l’Opéra-Comique, L’Elixir d’Amour à l’Opéra de Lille ou le Kaiser Von Atlantis à l’Opéra de Lyon et de David Bobée pour la création du Rake’s Progress au Théâtre de Caen.

Depuis 2008, Marc Lainé conçoit ses propres spectacles.
Affirmant une écriture résolument “pop” et une démarche transdisciplinaire, il y croise le théâtre, le cinéma et la musique live.

Marc-Lainé

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Projet

Le nouveau projet propose de faire de la Comédie un lieu majeur pour la création artistique transdisciplinaire, au croisement du théâtre et des autres disciplines. Développer un lieu de création transdisciplinaire, c’est multiplier les « entrées » possibles vers le théâtre : l’entrée littéraire bien sûr, mais aussi l’entrée cinématographique, l’entré musicale, l’entrée plasticienne et bien d’autres... C’est vouloir surprendre le public, déjouer les présupposés qu’il a à l’encontre du théâtre et, ainsi, lui faire redécouvrir le formidable outil de compréhension du monde et de soi qu’il représente. C’est l’inviter à se réapproprier l’art et la culture. C’est ce que Marc Lainé pratique en tant que créateur et qu’il souhaite pouvoir développer au service d’une population et à l’échelle d’un territoire en tant que directeur de la Comédie de Valence.  


Pour cela, il s’appuiera sur un ensemble artistique d’horizons et d’esthétiques complémentaires, de metteurs en scène (Silvia Costa, Tünde Deak, Lorraine de Sagazan, Cyril Teste) et d’artistes de toutes les disciplines (Alice Diop, Penda Diouf, Marie-Sophie Ferdane, Alice Zeniter, Bertrand Belin, Eric Minh Cuong Castaing, Stephan Zimmerli), étroitement associés à la vie du théâtre.  

Centre dramatique national de l'océan indien

2, rue du Maréchal Leclerc

97400 Saint-Denis

Tel. : 02 62 20 33 99


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Le projet

Dernier né des Centres dramatiques, le Centre Dramatique de l’océan Indien (CDOI) est le seul situé en dehors de l’hexagone. Il a ouvert ses portes en 1998 à Saint-Denis de La Réunion, plus importante ville de l’outre-mer. Il a été dirigé de 1998 à 2002 par Vincent Colin, puis par Ahmed Madani jusqu’en 2007. De 2007 à 2010, une codirection a été confiée à Lolita Monga et Pascal Papini. Lolita Monga en devient l’unique directrice jusqu'en 2017. Luc Rosello a pris ses fonctions au 1er janvier 2017.

Le CDOI est implanté au coeur de la ville, dans le Théâtre du Grand Marché, bâtiment construit au fond du marché couvert (halle de 1866, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques).

Comme tout Centre dramatique, la mission première du CDOI est la production théâtrale : créations, tournées, soutien aux compagnies locales. S’y adjoignent des missions de diffusion (programmation du Théâtre du Grand Marché), formation, éducation artistique.

La création de petites formes vagabondes permet une forte inscription sur le territoire réunionnais, dans des lieux non habituellement dévolus au spectacle, auprès de publics éloignés des activités culturelles.

Le CDOI est fortement engagé dans le soutien à l’écriture contemporaine, notamment par l’organisation biennale de Bat la lang - Le mois des auteurs, festival qui provoque des rencontres et projets communs entre auteurs réunionnais et auteurs venus d’ailleurs.

 

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Direction : Luc Rosello (depuis 2017)

Metteur en scène et directeur de la compagnie Cyclones Production et de la Fabrik, Luc Rosello prend la direction du Théâtre du Grand Marché, Centre Dramatique de l’océan Indien. Il associe pour trois ans Lolita Tergemina et sa compagnie Sakidi et souhaite faire du Théâtre du Grand Marché une maison où se croiseront des artistes d’ici et d’ailleurs, émergents et confirmés, comme par exemple Vincent Fontano, Sylvie Espérance, Alexandra Tombelaim, Cyril Teste, Robin Renucci et Mohammed El Khatib.

Son projet solidaire et participatif, ouvert à la pluralité des expressions et attentif à la professionnalisation et à l’insertion s’adressera à tous les publics du territoire grâce notamment à un projet d’itinérance, le mobil’téat.

ThéâtredelaCité
CDN Toulouse Occitanie

1 rue Pierre Baudis
BP 50919
31009 Toulouse cedex 6
 

Tél. : 05 34 45 05 05


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Galin-Stoev

 

Le projet

Le ThéâtredelaCité conçu par Alain Sarfati, dresse en plein cœur de la ville de Toulouse son architecture aux volumes harmonieux. Adapté à l’environnement urbain, mêlant la pierre, la brique rose et le verre, l’extérieur du bâtiment contraste avec un intérieur entièrement voué aux arts de la voix et de l’image. Sa grande Salle bleue (un amphithéâtre de 888 places), son petit théâtre nommé CUB (250 places) habillé de bois sombre, son Studio (72 places) propice aux formes brèves ou aux lectures et son bistrot ouvert sur la rue, sont devenus familiers à pour un large public sensible à la diversité et à l’esprit d’ouverture de sa programmation. Répertoires classique et de demain, danse contemporaine, poésie, arts du cirque ou de la marionnette, spectacles tout public.

Depuis son inauguration en octobre 1998, le ThéâtredelaCité s’est affirmé, au fil des saisons, comme le lieu d’une invitation au voyage en compagnie de voix, de gestes, de paroles venus du monde entier : le Piccolo Teatro de Milan, Peter Brook, Georges Lavaudant, Robert Wilson, William Forsythe, Merce Cunningham, Anne Teresa De Keersmaeker, Alain Platel, Pina Bausch, Rezo Gabriadzé, Luc Bondy, Matthias Langhoff, Thomas Ostermeier, Robert Lepage, Joël Pommerat, Romeo Castellucci, Pippo Delbono, Peeping Tom… De nombreux artistes y ont présenté leurs créations.

Le ThéâtredelaCité – centre dramatique national (CDN) Toulouse Occitanie, dirigé par Galin Stoev, est en premier lieu un centre de création et de diffusion théâtrale. Troupes et artistes de la région y trouvent également un lieu de coproduction et d’accueil. De plus, chaque promotion de l’AtelierCité, structure d’insertion professionnelle, séjourne et s’émancipe au sein du théâtre pendant plus d’un an au travers de stages et d’ateliers de recherche sous la direction de grands metteurs en scène. En fin de cycle, les comédiens participent à la création d’un spectacle présenté au ThéâtredelaCité et en tournée dans de nombreuses villes de la région Occitanie. Le ThéâtredelaCité, porté par une troupe de professionnels, produit, crée, accueille, accompagne, forme et informe tout au long de ses saisons.

Direction : Galin Stoev (depuis 2018)

Né en Bulgarie où il entame sa carrière de metteur en scène, Galin Stoev réside aujourd’hui entre Bruxelles, Paris et Sofia. Diplômé de l’Académie nationale des arts du théâtre et du cinéma (Sofia), il travaille dès 1991 comme metteur en scène et comédien à Sofia, créant nombre de spectacles, notamment au Théâtre national. Il commence par mettre en scène des auteurs classiques (Corneille, Strindberg, Shakespeare, Eschyle, Büchner, Brecht, Musset, etc.), pour s’ouvrir peu à peu au répertoire contemporain (Mishima, Harold Pinter, Tom Stoppard, Philip Ridley, etc.). Ses débuts remarqués le mènent en divers lieux d’Europe et du monde (Londres, Leeds, Bochum, Stuttgart, Moscou, Buenos Aires, etc.) où il signe plusieurs mises en scène. En 2005, il crée sa propre compagnie à Bruxelles, FINGERPRINT. Il est également artiste associé au Théâtre de Liège ainsi qu’à La Colline – Théâtre national (Paris). Plusieurs rencontres déterminantes jalonnent son parcours et, tout d’abord, sa rencontre et son amitié avec Ivan Viripaev, dont il met en scène Les Rêves (2002), ainsi que les versions bulgare et française d’Oxygène, Genèse n°2 (présentée au 61e Festival d’Avignon, à Rome, Bruxelles, Paris et Ottawa) et Danse Delhi (en 2011 à la Colline – Théâtre national). Il collabore aussi plusieurs fois avec le compositeur Oscar Strasnoy, notamment pour la création de son opéra Geschichte présenté au Theaterhause de Stuttgart ainsi qu’au Teatro Colon à Buenos Aires. En 2007, il commence sa collaboration avec la Comédie-Française, où il met en scène La Festa, création française de la pièce de Spiro Scimone (2007), Douce vengeance et autres sketches d’Hanokh Levin (2008), L’Illusion comique de Pierre Corneille (2008), Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux (2011) et Tartuffe de Molière (2014). Il retourne aussi régulièrement en Bulgarie, où il collabore avec la jeune auteure Yana Borissova, dont il a mis en scène les versions bulgares de Petite Pièce pour une chambre d’enfant (tr. fr. aux Éditions Théâtrales), de Rose is a rose is a rose (Prix 2009 du meilleur spectacle, du meilleur texte et de la meilleure mise en scène en Bulgarie) et de Les Gens d’Oz (2013). Il a récemment mis en scène la version française de cette pièce à la Colline – Théâtre national, dont il a également traduit le texte en collaboration avec Sacha Carlson (Éditions Théâtrales, 2016). Par ailleurs, il crée en 2010 La Vie est un songe de Calderón de la Barca au Théâtre de Liège dans le cadre du programme européen Prospero (spectacle également présenté au Emilia Romagna Teatro de Modène, au Théâtre national de Bretagne, à la Comédie de Genève et au Festival International de Théâtre à Varna). En 2012, il monte une version russe du Triomphe de l’amour (Marivaux) au Théâtre des Nations de Moscou, suivie en 2013 d’une version française de la même pièce (TGP, Liège, Vidy-Lausanne). En 2014, il monte Liliom de F. Molnár, une coproduction de La Colline et du Théâtre de Liège ; en 2015, il met en scène Les Noces de Figaro (Mozart). En 2016, il met en scène Les Gens d’Oz de Yana Borissova ainsi que Tartuffe de Molière. En 2017, il crée Danse «Delhi» au Théâtre Ivan Vazov (Bulgarie), présenté en janvier 2018 au TNT.

Il a récemment tourné son premier film : The Endless Garden, en collaboration avec Yana Borissova. Il a également enseigné au St Martin’s College of Art and Design de Londres, à l’Arden School de Manchester ainsi qu’aux conservatoires nationaux de Lubiana et de Sofia. Plus récemment, sa pratique pédagogique se déroule sous forme de master class, notamment à Paris (ARTA, ESAD), Marseille (La Réplique), Sofia (NATFA) et Moscou (Territoria).

Depuis son arrivée à al direction du ThéâtredelaCité, il y a présenté Insoutenables longues étreintes d'Ivan Viripaev et La DOUBLE inconstance de Marivaux. En 2021 il mettra en scène IvanOff d'après Tchekhov.

NEST
CDN transfrontalier de Thionville- Grand Est

15 Route de Manom

57103 Thionville

Tél. : 03 82 53 33 95


nest-theatre.fr
Direction : Alexandra Tobelaim (depuis 2020)

Alexandra Tobelaim a le goût des mots. Ceux qui concourent à la poétique du monde. Textes classiques ou contemporains, écritures dramatiques ou œuvres littéraires : peu importe tant que l’histoire lui « parle », tant qu’elle fait écho à ses préoccupations d’artiste, de femme et de citoyenne.

Comédienne formée à l’École Régionale d’Acteurs de Cannes, Alexandra Tobelaim s’oriente très vite vers la mise en scène et fonde la compagnie Tandaim en 1998. C’est en étroite relation avec le scénographe Olivier Thomas qu’elle imagine ses premiers spectacles, où l’espace est aussi important que les mots qui s’y déploient. Au fil des années se constitue autour d’eux une « famille » de théâtre, un noyau de fidèles acteurs et collaborateurs. Car Alexandra Tobelaim cultive l’esprit de troupe, celui qui permet à chacun d’apporter sa contribution au projet, de le questionner pour mieux lui permettre de s’affirmer. La ligne est claire : faire parler l’assise théâtrale qu’est le texte en jouant de l’ensemble des langages scéniques.

En amoureuse des mots, Alexandra Tobelaim aime à faire récit. C’est au plus près du « souffle » de l’auteur qu’elle façonne détail après détail, son théâtre d’histoires. Dans une proximité qui nait notamment des commandes qu’elle passe régulièrement à des auteurs vivants. S’immerger dans la langue pour mieux la traduire, voilà comment pourrait se définir sa démarche. Elle rapproche d'ailleurs volontiers le travail de mise en scène et celui de traduction. Transposer en images et en émotions, mettre à vif les acteurs pour qu’ils trouvent l’endroit juste de leur jeu. Traduire sans trahir, dans une langue de plateau contemporaine, capable de toucher les individus du 21e siècle que nous sommes. Car si Alexandra Tobelaim a le goût des mots, elle a aussi le goût des autres. Persuadée que le théâtre nous concerne tous et qu’il peut s’adresser à chacun, elle conçoit ses pièces avec une conscience aigüe du spectateur et multiplie les possibilités de rencontre en créant également pour l'espace public. Une scène ouverte au partage. À l’image de son théâtre.

©Stéphane Thévenin

©Stéphane Thévenin

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Projet

Le projet d’Alexandra Tobelaim pour le NEST mobilise les artistes et les artisans d’un théâtre vivant, déclinant les propositions dans les murs du théâtre et en dehors, cherchant les opportunités de rencontres avec les habitants du territoire, au coin de la rue, dans les médiathèques, les jardins… partout où le théâtre peut se faire et surprendre.

Scène ouverte aux partages, les familles sont conviées à passer leur dimanche au NEST avec des propositions de 11h à 16h, tandis que tout espace non dédié propice à l’inattendu est investi. Une attention particulière est portée aux adolescents et, un théâtre vivant se construisant avec les auteurs, une invitation est lancée à un auteur jeunesse pour un compagnonnage chaque saison. Estelle Savasta ouvre ce nouveau cycle sur la saison 2020-2021. Puis Sylvain Levey et Karin Serres viendront prendre le relais les saisons suivantes.

Diverses esthétiques contemporaines sont conviées sur les plateaux et la création s’ancre au coeur du projet : le quotidien du NEST est pensé comme un nid dans lequel les artistes résident, échangent, construisent, répètent et se forment. Les deux premières saisons, les compagnies de Julia Vidit et Charlotte Lagrange seront associées au CDN de Thionville.
Tout est mis en oeuvre pour que s’active au une fabrique de théâtre stimulante, en liens étroits avec les publics. Implanté au coeur de l’Europe, l’esprit d’ouverture se développe également à la faveur de coopérations étroites avec les artistes et théâtres des 3 pays voisins : Luxembourg, Belgique et Allemagne.

Évolution indispensable à la création de spectacles de renommées nationales et internationales, un nouveau bâtiment verra le jour en 2024 sur les rives de la Moselle.

TJP
Centre dramatique national Strasbourg-Grand Est

1, rue du Pont Saint-Martin

67000 Strasbourg

Tél. : 03 88 35 70 10


tjp-strasbourg.com
brochure saison 20|21

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Le projet

Définir aujourd’hui le TJP – CDN Strasbourg – Grand Est comme un pôle européen de création artistique pour les arts de la marionnette marque la volonté d’en faire un acteur incontournable dans le paysage culturel actuel au niveau du territoire local, national et international. Il s’agit d’un projet au service de la profession et du public. Les arts de la marionnette contemporaine questionnent les écritures d’aujourd’hui et proposent de nouvelles modalités de représentation, déploient une richesse infinie de formes qui, tout en s’appuyant sur des histoires et des techniques souvent ancestrales, s’actualisent, se renouvellent et nous surprennent. Le projet du TJP – CDN Strasbourg – Grand Est vise à reconsidérer les pratiques artistiques engageant l’objet par jeux d’éclairages mutuels avec celles du corps et du mouvement, des arts visuels et de l’image. Il s’agit d’élaborer des articulations inattendues, de proposer des variations à nos façons de percevoir, à partir de cette triangulaire Corps-Objet-Image. Formulées ainsi, loin d’une approche strictement disciplinaire, ces problématiques artistiques déplacent les repères habituels et invitent largement artistes et public de tous horizons à s’engager dans un champ esthétique riche par sa multiplicité.

Direction : Renaud Herbin (depuis 2012)

Renaud Herbin s’est formé à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières. Il façonne un langage scénique visuel singulier, plaçant au centre de sa démarche l’idée de manipulation entendue comme ce qui relie les choses. Il compose avec les présences de marionnettes, d’acteurs, de danseurs, de sons et d’images en interactions sur scène. Il est depuis janvier 2012 le directeur du TJP - CDN Strasbourg - Grand Est. Après Milieu en 2016, Renaud Herbin présente lors de la saison 16-17 deux nouvelles créations, Wax et La vie des formes. Dernièrement il a créé At the still point of the turning world et L'Echo des creux.

Théâtre de Sartrouville
et des Yvelines

Place Jacques Brel

78500 Sartrouville

Tel. : 01 30 86 77 79


THÉÂTRE-SARTROUVILLE.COM
Brochure 20|21

Direction : Sylvain Maurice (depuis 2013) 

Ancien élève de l’École de Chaillot, Sylvain Maurice fonde en 1992 la compagnie L’Ultime & Co, puis dirige le Nouveau Théâtre–CDN de Besançon et de Franche-Comté de 2003 à 2011. Depuis janvier 2013, il est directeur du Théâtre de Sartrouville-CDN.

Parmi une trentaine de mises en scène, on note De l’aube à minuit (1994) et Kanzlist Krehler (2002, Berlin) de Georg Kaiser, Un fils de notre temps (1995) d’Horváth, Thyeste (1999) et Œdipe (2004) de Sénèque, L’Apprentissage (2005) de Jean-Luc Lagarce, Les Sorcières (2007) de Roald Dahl, Peer Gynt (2008) puis Les Nouvelles Aventures de Peer Gynt (2016) d’Henrik Ibsen, Richard III (2009) de William Shakespeare.Son théâtre s’oriente sur les relations entre les disciplines artistiques : la marionnette, les arts visuels, la musique dans ses différentes formes. Il adapte et met en scène pour le théâtre musical La Chute de la maison Usher (2010) d’après Edgar Allan Poe, crée Dealing with Clair/Claire en affaires (2011)un texte inédit de Martin Crimp et Métamorphose (2013) d’après Franz Kafka.

En 2014, il se consacre à un Cycle Marguerite Duras avec La Pluie d’été (pièce pour 6 acteurs) et Histoire d’Ernesto (forme pour 7 marionnettistes). En 2015, il adapte le roman de Maylis de Kerangal et crée Réparer les vivants. Il prépare pour avril 2017, à l’initiative de L’Arcal, Désarmés (Cantique) d’après Sébastien Joanniez, musique Alexandros Markeas, un opéra de notre temps qui réunit dans un projet participatif artistes professionnels et adolescents amateurs. Il signe en novembre 2017 l’adaptation et la mise en scène de La 7e Fonction du langage d’après le roman de Laurent Binet, ainsi que la mise en scène de Bibi, librement inspiré de Charles Pennequin, avec la compagnie de l’Oiseau-Mouche. En 2018, il crée Ma cuisine, spectacle associant théâtre d’objets, vidéo, musique… et recettes maison.

En 2019, il signe le livret et la mise en scène de L’Enfant inouï, spectacle musical pour l’enfance et la jeunesse, sur une composition originale par Laurent Cuniot (création en décembre). En mars 2020, il met en scène  Penthésilée, d’après Heinrich von Kleist. Au cours de la saison 20|21, il met en scène Un jour je revendrai de Jean-Luc Lagarce et Short Stories de Raymond Carver

Le projet

Le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines est un lieu d’invention qui produit et accueille les spectacles d’aujourd’hui : le théâtre dans ses différentes formes, le spectacle pour l’enfance et la jeunesse, la marionnette, le cirque, la danse, les musiques… Un lieu vivant, inventif, convivial où l’on peut prendre du plaisir et réfléchir, se divertir et s’instruire.

La mission principale de ce Centre dramatique national est la création théâtrale. C’est une fabrique où se crée au quotidien le théâtre d’aujourd’hui, avec une attention toute particulière à des œuvres destinées à l’enfance et l’adolescence avec la biennale Odyssées en Yvelines. La 11e édition de cette manifestation donnera le jour à six créations originales en direction de la jeunesse, pour plus de deux cents représentations dans les Yvelines, puis en France. Quatre artistes sont associés au projet artistique développé par le directeur-metteur en scène, Sylvain Maurice : quatre personnalités impliquées dans la vie du Théâtre.

Le Théâtre de Sartrouville soutient des artistes novateurs, produit des spectacles audacieux et, dans le même mouvement, partage ces œuvres avec un public nombreux, divers dans ses origines et ses attentes. Multipliant les expériences (spectacles, rencontres, ateliers, petites formes), l’ambition du lieu est que chacun trouve des repères pour s’inscrire pleinement dans le monde dans lequel nous vivons. Créer, partager, transmettre : voilà le projet autour duquel Sylvain Maurice vous convie à Sartrouville.

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La Comédie
de Saint-Étienne

Place Jean Dasté

42000 Saint-Étienne

Tél. : 04 77 25 14 14


lacomedie.fr
Direction : Benoît Lambert (depuis 2021)

Metteur en scène, il a été directeur du Théâtre Dijon Bourgogne, Centre Dramatique National de janvier 2013 à février 2021.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure, il a étudié l’économie et la sociologie avant de suivre l’enseignement théâtral de Pierre Debauche à Paris au début des années 1990.
En 1993, il crée, avec le comédien Emmanuel Vérité, le Théâtre de la Tentative, et signe depuis lors toutes les mises en scène de la compagnie. Il a été successivement associé au Théâtre – scène nationale de Mâcon (1998-2002), au Forum de Blanc-Mesnil (2003-2005) et au Granit – scène nationale de Belfort (2005-2010).
Formateur et pédagogue, il intervient dans plusieurs Écoles Supérieures d’Art Dramatique (École du TNS, École de la Comédie de Saint-Étienne).

Il est l’auteur de plusieurs articles sur l’histoire et la sociologie du champ théâtral, ainsi que de quatre pièces de théâtre : Le Bonheur d’être rouge écrit en collaboration avec Frédérique Matonti (2000), Que faire ? (le Retour) écrit en collaboration avec Jean-Charles Massera (2011), Bienvenue dans l’Espèce Humaine (2012) et Qu’est-ce que le théâtre ? (2013) écrit en collaboration avec Hervé Blutsch. Ses mises en scène alternent le répertoire classique et les écritures contemporaines et sont marquées par un souci politique, dont le pragmatisme œuvre par le rire. Depuis 1999, il réalise un feuilleton théâtral, Pour ou contre un monde meilleur, et développe un répertoire de « Théâtre à jouer partout ». Ces dernières années il a créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire  – Théâtre en mai 2014, La Devise  – 2015 et La Bonne Nouvelle  – 2016. En octobre 2017, il met en scène Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux avec quatre jeunes acteur.rice.s engagé.e.s en contrat de professionnalisation. En janvier 2019, il crée avec les élèves du Cycle d'Orientation Professionnelle théâtre des CRR de Dijon et Chalon-sur-Saône, Le Rêve de Lopakhine, un atelier-spectacle d'après La Cerisaie d'Anton Tchekhov.
Avec la création en 2019, en collaboration avec Antoine Franchet et Jean-Charles Massera, de How deep is your usage de l’art ? (Nature morte) il entame un nouveau cycle de travail et d’expérimentation.

À l’Opéra de Dijon, on a pu voir ses mises en scène de Der Kaiser von Atlantis de Viktor Ullmann – 2015 et Gianni Schicchi de Giacomo Puccini  – 2017.

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Le projet

La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, est une institution théâtrale entièrement animée par l’énergie de la création. Elle produit des spectacles de renommée nationale et internationale. Créée par Jean Dasté il y a 70 ans, La Comédie fut pionnière de la décentralisation dramatique française. 

La programmation se veut ouverte à des équipes connues nationalement et internationalement, où des grands metteurs en scène et des comédiens de renom côtoient des compagnies émergentes. La Comédie est aussi le théâtre de tous les publics, avec de nouvelles propositions en direction des plus jeunes et des familles. Dotée de deux salles — la Salle Jean Dasté (700 places) et La Stéphanoise (300 places) — elle développe aussi une politique de théâtre itinérant, en milieu rural et dans les quartiers stéphanois.

C’est aussi l’une des treize Écoles supérieures d’art dramatique qui forment les artistes de demain au cœur d’un Centre dramatique national entièrement reconstruit, comportant trois plateaux de création et deux studios : une formation sur 3 ans dans une promotion de dix élèves avec des artistes professionnels de qualité (ateliers d’interprétation, chant, corps, études critiques) des commandes d’écriture pour les élèves à des auteurs vivants, des projets internationaux, un partenariat avec la Ciné-Fabrique de Lyon et une insertion professionnelle sur 3 ans avec un dispositif performant (DIESE).

Elle s’est engagée depuis septembre 2014 dans un programme Égalité des chances, novateur et volontariste en vue de favoriser l’accès pour des jeunes gens issus de la diversité culturelle, sociale et géographique, aux Écoles supérieures d’art dramatique. C’est là une première démarche afin d’ouvrir nos scènes de théâtre à des talents qui, faute d’informations, d’encouragements ou de moyens, n’auraient pas tenté leur chance.

Elle est également habilitée depuis 2016 à délivrer le Diplôme d’État (DE) de professeur de théâtre.

En septembre 2017, La Comédie a inauguré son nouveau bâtiment sur le quartier créatif Manufacture-Plaine-Achille.

© Nicolas Fussier

Théâtre Gérard Philipe
CDN de Saint-Denis

59, Boulevard Jules Guesde

93207 Saint-Denis

Tél. : 01 48 13 70 10


theatregerardphilipe.com
brochure saison 20|21
Direction : Julie Deliquet (depuis mars 2020)

À l’issue de sa formation au Conservatoire de Montpellier puis à l’École du Studio Théâtre d’Asnières, Julie Deliquet poursuit sa formation à l’École Internationale Jacques Lecoq. Elle crée le Collectif In Vitro en 2009 et présente Derniers Remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce (2e volet du Triptyque « Des années 70 à nos jours... ») dans le cadre du concours Jeunes metteurs en scène du Théâtre 13, elle y reçoit le prix du public. En 2011, elle crée La Noce de Brecht (1er volet du Triptyque), puis en 2013, Nous sommes seuls maintenant, création collective et 3e volet du Triptyque. En 2015, elle met en scène Gabriel(le), pour le projet « Adolescence et territoire(s) » à l’initiative de l’Odéon – Théâtre de l’Europe, et crée Catherine et Christian (fin de partie), épilogue du Triptyque, au TGP-CDN de Saint-Denis dans le cadre du Festival d’Automne. En septembre 2016, elle met en scène Vania d’après Oncle Vania d’Anton Tchekhov à la Comédie française. Elle crée Mélancolie(s) en octobre 2017 d’après Les trois sœurs et Ivanov de Tchekhov.

Le collectif In Vitro est associé au Théâtre de Lorient – Centre dramatique national de Bretagne, à la Comédie de Saint-Étienne – Centre dramatique national, et à la Coursive, Scène nationale de la Rochelle. Il est conventionné à rayonnement national et international par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Île-de-France.



En 2019-2020, Julie Deliquet crée Un conte de Noël, et le projet du collectif In Vitro, Tchekhov dans la ville est en tournée. Série Noire - La chambre bleue, fiction policière immersive mise en scène par Eric Charon, est également en tournée.

©B. Cruveiller

©B. Cruveiller

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Le projet

En s’appuyant sur Leïla Anis, Lorraine de Sagazan et sur son collectif In Vitro afin de créer une permanence artistique à Saint-Denis, Julie Deliquet propose d’axer sa direction au Théâtre Gérard Philipe sur la transmission. Une attention particulière sera portée aux jeunes éloignés des milieux de l’art et de la culture et en décrochage scolaire. Par ailleurs, Julie Deliquet entend faire du Théâtre Gérard Philipe une référence pour le repérage des nouveaux talents.

Julie Deliquet entend s’inscrire dans une forme de continuité et ainsi développer un projet ancré dans le territoire de Saint-Denis et de la Seine-Saint-Denis, territoires qui connaissent de multiples mutations. Les nouvelles dynamiques culturelles liées à la métropole parisienne, les enjeux liés à la place de la jeunesse, ou encore l'accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sont autant de défis et d’opportunités qui invitent à réinventer les politiques culturelles publiques.

Centre dramatique national
de Normandie-Rouen

48 rue Louis Ricard

76000 Rouen

Tel. : 02 35 89 63 41


CDN-NORMANDIEROUEN.FR
Brochure 21/22
Le projet

Le CDN a été créé sous la forme d’un EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle) : il est né de la coopération de trois villes, de la Région Normandie et de l’Etat. La pluralité est l’esprit même de ce CDN qui repose sur un ensemble de trois sites : Rouen, Mont-Saint-Aignan et Petit-Quevilly. Le CDN a de ce fait la mission d’animer ce territoire pluriel en s’adressant aux différentes populations et en les incitant à la circulation dans l’agglomération.

Le CDN de Normandie-Rouen est un centre de création et de production. Il assure la production déléguée et la diffusion de nombreux spectacles, lieu ressource, il soutient en coproduction et accueille en résidences compagnies et artistes.

Le CDN défend un théâtre transdisciplinaire, ce CDN a également une mission de diffusion. Il articule dans sa programmation et ses productions un lien fort entre ses missions locales et son inscription nationale et internationale.

Le CDN de Normandie-Rouen défend une culture exigeante accessible et populaire. L’éducation est la politique même de ce CDN.

Nous sommes le territoire est l’intitulé du dispositif de médiation envers tous les publics. Il regroupe l’ensemble des actions de sensibilisation, d’éducation, de pratique artistique, de formation professionnelle, les actions culturelles vers les populations du territoire, à commencer par celles qui sont le plus empêchées et les moins habituées à la pratique culturelle.

Le CDN est par ailleurs très volontaire en matière d’accessibilité aux publics en situation de handicap. Le respect de la diversité sociale et ethnique des publics et des équipes artistiques induit une programmation à l’image de cette diversité de la population Française.

Le CDN est particulièrement engagé à l’affirmation d’une culture française plus juste, ouverte à toutes et à tous, représentative et paritaire.

Direction : Camille Trouvé et Brice Berthoud (depuis 2022)

Depuis la création de leur compagnie les Anges au plafond en 2000, Camille Trouvé et Brice Berthoud poursuivent un chemin artistique singulier où la pratique de la marionnette se joue des frontières entre les disciplines du spectacle vivant, mêlant volontiers théâtre d’objet, musique, arts du cirque ou magie nouvelle. Artistes associés au sein de plusieurs théâtres, comme les scènes nationales de Bourges, Malakoff ou Aubusson, ils sont également les parrain-marraine de la 13ème promotion de l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (ESNAM) de Charleville-Mezières.

Camille Trouvé et Brice Berthoud entendent faire du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen un théâtre de création vivant et ouvert, un lieu collaboratif, fédérateur et généreux. Sous leur impulsion, le centre dramatique deviendra l’épicentre d’un théâtre de la transdisciplinarité, afin que du croisement des arts au plateau surgissent les récits et les esthétiques de demain. Ils pourront s’appuyer sur des artistes de talent aux univers sensibles, forts et engagés : Estelle Savasta, Kaori Ito, Alexander Zeldin, ainsi que le Groupe Chiendent. Plaçant les droits culturels au cœur de leur démarche, Camille Trouvé et Brice Berthoud iront à la rencontre des populations éloignées de l’offre et de la pratique artistique et culturelle, sur l’ensemble du territoire normand. Ils porteront également une grande attention aux jeunes compagnies normandes et nationales pour laisser à une nouvelle génération d’artistes la chance de nous inspirer, nous surprendre et nous émouvoir.

Camille Trouvé et Brice Berthoud prendront leurs fonctions rapidement, succédant ainsi à David Bobée, nommé en février dernier à la tête du Théâtre et de l’Ecole du Nord. Roselyne Bachelot-Narquin salue la détermination de ce dernier à avoir fait du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen une fabrique de création engagée et pluridisciplinaire.

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Portrait Camille Trouvé et Brice Berthoud / Les Anges au Plafond / Paris Février 2018

Portrait Camille Trouvé et Brice Berthoud / Les Anges au Plafond / Paris Février 2018

Théâtre National
de Bretagne

1, rue Saint-Hélier

35008 Rennes

Tél. : 02 99 31 55 33


www.t-n-b.fr
Le TNB

Le Théâtre National de Bretagne (TNB) est l’héritier d’une histoire qui remonte à la création du Centre Dramatique de l’Ouest en 1949, qui se trouve ensuite liée à celle de la Maison de la Culture, fondée en 1968. Le TNB voit le jour en 1990, fusion du CDN et de la Maison de la Culture. Le TNB est un CDN singulier : pôle européen de création théâtrale et chorégraphique, il est doté d’une mission élargie à la danse et à la musique, d’un festival, d’un cinéma et d’une École Supérieure d’Art Dramatique. Le TNB accueille plus de 200 000 spectateurs chaque saison. Depuis sa naissance se sont succédés à sa direction : Hubert Gignoux, Georges Goubert, Guy Parigot, Chérif Khaznadar, Dominique Quéhec, Pierre-Jean Valentin, Pierre Debauche, Emmanuel de Véricourt, François Le Pillouër. Depuis 2017, la direction du TNB est confiée au comédien et metteur en scène Arthur Nauzyciel.

À son arrivée à la direction du TNB, Arthur Nauzyciel a mis en place un projet fondé sur le triptyque « Partager, Transmettre, Rencontrer », auquel il a voulu associer 16 autres artistes, un chercheur et un acteur. Le projet artistique d’Arthur Nauzyciel pour le TNB décloisonne les disciplines en invitant le spectateur à circuler de l’une à l’autre et raconte la fluidité des expressions artistiques. Le Cinéma y a sa place, faisant partie intégrante de la programmation. Avec l’arrivée de la promotion 10 à l’automne 2018, Arthur Nauzyciel et Laurent Poitrenaux refondent le projet pédagogique de l’École du TNB, à travers une formation de l’acteur pluridisciplinaire et ouverte sur l’international.

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Direction : Arthur Nauzyciel (depuis 2017)

Arthur Nauzyciel est metteur en scène et acteur. Il a dirigé le CDN d’Orléans de 2007 à 2016. Après des études d’arts plastiques et de cinéma, il entre en 1987 à l’école du Théâtre national de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. D’abord acteur sous la direction de Jean-Marie Villégier, Alain Françon, Éric Vigner, ou Tsai Ming Liang, il crée ses premières mises en scène au CDDB–Théâtre de Lorient, Le Malade imaginaire ou Le Silence de Molière d’après Molière et Giovanni Macchia (1999) et Oh Les Beaux Jours de Samuel Beckett (2003), présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe et Buenos Aires. Suivront, en France : Place des Héros qui marque l’entrée de Thomas Bernhard à la Comédie- Française (2004) ; Ordet (La Parole) de Kaj Munk au Festival d’Avignon (2008) ; Jan Karski (Mon nom est une fiction) d’après le roman de Yannick Haenel au Festival d’Avignon (2011), qui a reçu le prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique ; Faim de Knut Hamsun (2011) ; La Mouette de Tchekhov (2012) dans la Cour d’honneur du Palais des papes ; Kaddish d’Allen Ginsberg (2013) avec la complicité d’Étienne Daho. En 2015, il crée Splendid’s de Jean Genet, avec des comédiens américains et la voix de Jeanne Moreau.

Il travaille régulièrement aux États- Unis, et crée à Atlanta 2 pièces de B-M Koltès : Black Battles with Dogs (2001) puis Roberto Zucco (2004), et à Boston, pour l’A.R.T., Abigail’s Party de Mike Leigh (2007) et Julius Caesar de Shakespeare (2008). À l’étranger, il crée des spectacles repris ensuite en France ou dans des festivals internationaux . À Dublin, L’Image de Beckett (2006) ; au Théâtre National d’Islande, Le Musée de la mer de Marie Darrieussecq (2009) ; au Théâtre National de Norvège, Abigail’s Party de Mike Leigh (2012) ; au Mini teater de Ljubljana en Slovénie, Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder (2015); au National Theater Company of Korea (NTCK), L’Empire des lumières de Kim Young-ha (2016).

Il travaille également pour la danse et l’opéra : il met en scène Red Waters (2011), opéra de Lady & Bird (Keren Ann et Barði Jóhannsson), met en espace Une tragédie florentine (2018) d’Alexander Zemlinsky à l’Abbaye de Royaumont et Le Papillon noir (2018), opéra composé par Yann Robin et Yannick Haenel, dans le cadre du festival Les Musiques à Marseille. Aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui, il participe à la création de Play (2010) avec la danseuse Shantala Shivalingappa. Il collabore régulièrement avec d’autres artistes : Miroslaw Balka, Matt Elliott, Christian Fennesz, Damien Jalet, Valérie Mréjen, Pierre-Alain Giraud, José Lévy, Gaspard Yurkievich, Erna Ómarsdóttir, l’Ensemble Organum, Sjón, Winter Family.

À l’automne 2018, il crée sa première mise en scène en résidence au TNB : La Dame aux camélias d’après le roman et la pièce de théâtre d’Alexandre Dumas fils. Au cours de cette même saison, il collabore avec les chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Colin Dunne pour la création de Session (2019), en résidence au TNB. Également acteur, il est dirigé par Pascal Rambert pour 2 textes : De mes propres mains et L’Art du théâtre, présenté au Théâtre du Rond-Point à Paris puis au TNB en mars 2019. Il retrouve la complicité artistique qui le lie à Pascal Rambert à travers 2 créations exceptionnelles : Mes frères, qu’il met en scène et interprète ; Architecture, dont il est l’un des acteurs, création en ouverture du Festival d’Avignon 2019, dans la Cour d’honneur du Palais des papes et reprise en ouverture de saison au TNB.

Comédie
CDN de Reims

3, Chaussée Bocquaine

51100 Reims

Tél. : 03 26 48 49 10


www.lacomediedereims.fr

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Photo : Axel Coeuret

Direction : Chloé Dabert

Comédienne et metteuse en scène, Chloé Dabert a été formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (CNSAD). Elle a joué notamment sous la direction de Joël Jouanneau, Jeanne Champagne et Madeleine Louarn.
En 2012, elle fonde avec Sébastien Éveno la compagnie Héros-limite. Le spectacle de Dennis Kelly, qu’elle crée à Lorient en 2013 est lauréat du festival Impatience 2014.

Artiste associée au CDDB-Théâtre de Lorient, au CENTQUATRE-PARIS, au Quai, Centre dramatique national d’Angers et résidente à l’espace 1789 de Saint-Ouen, elle met en scène des écritures contemporaines (Dennis Kelly, Lola Lafon).

En 2018, elle monte J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce à la Comédie-Française et Iphigénie de Racine au festival d’Avignon.

Elle dirige la Comédie, Centre dramatique national de Reims, depuis janvier 2019. Elle y présente en 2020 sa création de Girls and boys de Dennis Kelly.

 

 

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Le projet

Le projet de Chloé Dabert s’inscrit dans la longue histoire de la Comédie de Reims pour qu’elle soit une maison d’artistes ancrée sur son territoire, partagée et ouverte :

Une maison d’artistes : lieu dédié à la création et à l’expérimentation, la Comédie de Reims accompagne des artistes en résidence de création, en production et en coproduction.

Chloé Dabert, Sébastien Eveno –  comédien associé au projet de direction et responsable pédagogique -, le collectif d’artistes associés – Caroline Guiela Nguyen, Marie Rémond et Thomas Quillardet, Christophe Honoré, Delphine Hecquet, Pierre Nouvel –, les comédiens en formation de la Classe de la Comédie (préparatoire aux concours des écoles nationales d’art dramatique) sont présents tout au long des saisons permettant de tisser des liens forts avec le public tout en ayant la liberté de pouvoir circuler.

 

 

Une maison partagée : La Comédie de Reims produit les créations de Chloé Dabert qui défend un théâtre de texte avec un attachement à la langue, aux langues et aux esthétiques contemporaines. Elle accompagne également, en cherchant le format le plus approprié, les créations des artistes associés, ainsi que des projets d’artistes du Grand Est ou nationaux.

Une maison ouverte : pour que la culture et l’art soient en prise avec la société dans son ensemble, la Comédie de Reims développe une action forte pour le développement des publics notamment via une itinérance de proximité, des processus de créations en lien avec le territoire, une transmission forte et une programmation pour tous basée sur l’excellence avec des temps forts : Reims Scènes d’Europe et le Printemps Numérique, un rendez-vous familial et convivial.

Le Méta - CDN Poitiers

66 boulevard Pont Achard

86000 Poitiers

Tel. : 05 49 41 43 90


COMEDIE-PC.FR
Direction : Pascale Daniel-Lacombe (depuis 2021)

Après un parcours universitaire en langues étrangères et en théorie de la danse à la Sorbonne, Pascale Daniel-Lacombe poursuit une formation de danseuse à Londres et à New York. Toutefois, c’est vers le théâtre qu’elle ouvre son champ de compétence via différentes écoles et stages de formation à Paris et engage un parcours d’interprète pendant quelques années avec diverses compagnies. Peu à peu, elle se consacre entièrement à la mise en scène. Elle crée le théâtre du Rivage avec Antonin Vulin au début des années 2000 en Pyrénées-Atlantiques, sur le littoral du Pays Basque.

La compagnie existe de plusieurs manières sur le territoire et c’est depuis presque 20 ans que le duo réunit des équipes artistiques et techniques venues de différents horizons, libres de se retrouver et de s’agrandir, selon les projets et les créations.

Dans son travail, Pascale aime travailler en relation avec des autrices.teurs à qui elle ouvre plusieurs parcours. Ensemble ils.elles explorent différentes thématiques, différentes écritures et formes mises en résonnances, mêlant parfois les disciplines et les langues, créant parfois des passerelles avec des œuvres du répertoire. Au long de son parcours, son travail se raconte entre créations nationales, expériences de proximité et transmission. Il témoigne notamment d’une complicité régulière avec la jeunesse et les nouvelles générations qui entrent dans la vie adulte.

Après quelques premières années fondatrices à occuper pleinement et joyeusement un théâtre dans le village de Guéthary, le Rivage entre dans le réseau professionnel et multiplie les expériences. La compagnie se fixe à Saint-Jean-de-Luz où elle dirige un espace de création pendant 5 ans, dans lequel elle multiplie de très nombreuses actions sur le territoire : résidences d’artistes et d’écritures, formes itinérantes, festivals, ateliers de transmission. Ces dernières années, elle noue des compagnonnages avec différentes structures sur le réseau national, toujours ouverte à de nouveaux partages et tout en restant basée à Saint-Jean-de-Luz. Elle y bénéficie d’une mise à disposition de bureaux et de locaux de stockage. Elle y mène des actions toujours réinventées avec le bassin de vie.
La compagnie est conventionnée par le Ministère de la Culture, le Conseil départemental 64, la Région Nouvelle Aquitaine, la ville de Saint-Jean-de-Luz et est actuellement en compagnonnage avec la scène nationale de Cavaillon.

 

Le projet 

Le Méta se place sous l’étendard de la vulnérabilité du monde, tant ce thème touche tout le monde et tous les aspects de la vie. C’est vouloir réaffirmer la dimension et la pratique humaniste du CDN au cœur de nos missions et faire de nos vulnérabilités une source vive de création, tout en travaillant à sa réduction et en lui renvoyant la promesse d’une responsabilité illimitée.

Le Méta se pense et s’implique avec l’élan des nouvelles générations d’artistes et citoyen.ne.s comme lien et pivot de toutes les autres, embarquées dans un appel à mouvement qui nous invite à, ensemble, sonder et interroger le monde. 

 

PASCALE DANIEL LACOMBE

Tréteaux de France
Centre dramatique national itinérant

2, rue de la Motte

93300 Aubervilliers

Tel. : 01 55 89 12 50


treteauxdefrance.com

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Direction : Robin Renucci (depuis 2011)

Comédien et metteur en scène. Il est élève à l’Atelier-École Charles Dullin à partir de 1975, avant de poursuivre sa formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il joue au théâtre sous la direction, entre autres de Marcel Bluwal, Roger Planchon, Patrice Chéreau, Antoine Vitez, Jean-Pierre Miquel, Lambert Wilson, Serge Lipszyc et Christian Schiaretti. Au cinéma, il tourne avec Christian de Chalonge, Michel Deville, Gérard Mordillat, Jean-Charles Tacchella, Claude Chabrol et bien d’autres. Il interprète de nombreux rôles pour la télévision, notamment celui d’un médecin de campagne dans la série Un Village français. En 2007, Robin Renucci réalise un premier long-métrage pour le cinéma Sempre Vivu ! Fondateur et président de L’ARIA en Corse, il y organise depuis 1998 les Rencontres Internationales de Théâtre en Corse. Il est par ailleurs professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Nommé directeur du Centre dramatique national Les Tréteaux de France en 2011, il signe les mises en scène de Mademoiselle Julie, d’August Strindberg en 2012, Le Faiseur de Balzac en 2015, L’Avaleur, d’après Other People’s Money de Jerry Sterner en 2016 et L’Enfance à l’œuvre en création au Festival d’Avignon 2017.

Le projet

C'est en 1959 que Jean Danet, alors acteur de cinéma, crée son premier théâtre itinérant qu'il baptise Tréteaux de France. Ce nom résume à lui seul la philosophie de ce théâtre : 

« Tréteaux » renvoie à la tradition de l'ancien théâtre populaire, celui de Molière et des théâtres de foire, mais aussi aux premières expériences de décentralisation dramatique ; 
« de France » traduit l'ambition de porter un répertoire de haute exigence artistique à travers tout le pays. 

L'intérêt de cette expérience ne tarde pas à être reconnu par l'Etat qui en fait un Centre dramatique national en 1971. Les Tréteaux de France deviennent ainsi une des institutions incontournables de la décentralisation culturelle.

Sous la direction de Robin Renucci, les Tréteaux de France poursuivent leur mission de Centre dramatique national itinérant, sous la bannière d’une seule et unique conviction : Création, Transmission, Formation, Education populaire doivent se conjuguer et se réinventer ensemble.

Sur leur route, Les Tréteaux de France utilisent l’altérité comme vecteur de développement artistique. Ils proposent, accompagnent et contribuent à inventer de nouvelles formes de théâtre. Comme des nomades les Tréteaux de France s’ancrent sur les territoires pour des périodes précises et se chargent ensuite de partager et de faire dialoguer les expériences recueillies. La diffusion des créations des Tréteaux de France s’accompagnent désormais d’un temps d’échange systématique avec les publics et les acteurs de la vie artistique des territoires, temps que l’on qualifie « d’infusion » en complément de la diffusion.

 

"Ce début de 21e siècle nous impose d'inventer de nouvelles mises en relation du théâtre aux territoires et aux hommes et aux femmes qui les font vivre. Les Tréteaux de France participent à cette invention. Nous produisons et diffusons des spectacles et tissons des liens avec celles et ceux qui désirent s'associer aux aventures artistiques que nous proposons. Pour les Tréteaux de France, "Faire", c'est faire avec. Faire "oeuvre", c'est oeuvrer avec. La création est partage. Nous sommes une "fabrique nomade" des arts et de la pensée."

(Extrait de la présentation du projet par Robin Renucci)

Centre dramatique national d’Orléans
Centre-Val de Loire

Carré Saint-Vincent

45000 Orléans

Tél. : 02 38 62 15 55


www.cdn-orleans.com

Severine-Chavrier_5107©MathiasSteffen-1

 

le projet

Directrice du CDN Orléans / Centre-Val de Loire, Séverine Chavrier a rapidement déployé un projet aux lignes de programmation claires, riches et décloisonnées, invité nombre d’artistes internationaux, inscrit un nouveau temps fort festivalier à Orléans avec les SOLI, insufflé des rencontres d’artistes locaux et internationaux autour de la pratique de l’improvisation avec les Voyages divers, soutenu la création contemporaine avec des résidences et coproductions, irrigué le territoire régional avec des spectacles proposés en itinérance, attiré la jeunesse dans les salles de spectacle avec la gratuité étudiante, développé la formation et œuvré à l’insertion professionnelle de jeunes artistes. Elle a également encouragé la mise en place de plusieurs installations éphémères dans les espaces communs du Théâtre d’Orléans et a été moteur dans cette préoccupation d’accueil, de circulation des publics et cette sensibilisation à la nécessité d’un théâtre qui soit un lieu de vie.

A son arrivée à la direction du CDNO, Séverine Chavrier a inventé un rendez-vous annuel, les Voyages divers, composé de soirées d’improvisation au cours desquelles elle réunit, autour de son piano préparé, une pléiade d’artistes venus de tous univers artistiques confondus (Rébecca Chaillon, Jean-Pierre Drouet, David Geselson, Maud Le Pladec, Dorothée Munyaneza, Laurent Papot...).

Direction : Séverine Chavrier (depuis 2017)

Musicienne et metteuse en scène, elle dirige le CDNO depuis janvier 2017.

Après une hypokhâgne, elle obtient une médaille d’or et un diplôme du Conservatoire de Genève en piano, ainsi qu’un premier prix d’analyse musicale. Elle se forme au jeu d’acteur très jeune, rejoint les cours de Michel Fau et François Merle puis participe à différents stages où elle continue de se former auprès d’artistes comme Félix Prader, Christophe Rauck, Darek Blinski, Rodrigo Garcia.

Chacun de ses spectacles est l’occasion de rencontres et de croisements.

En tant que comédienne et musicienne, elle multiplie les collaborations tout en dirigeant sa propre compagnie, La Sérénade interrompue. Aux côtés de Rodolphe Burger, elle rencontre Jean-Louis Martinelli pour qui elle crée et interprète la musique de plusieurs spectacles  (Schweyk de Bertolt Brecht, Kliniken de Lars Norén et Les Fiancés de Loches de Feydeau). En 2009, La Sérenade interrompue obtient l’aide au compagnonnage avec la compagnie FV de François Verret dont elle devient l’interprète pour trois créations au piano préparé jusqu’en 2012 (Cabaret, Do you remember no I don’t et Courts-Circuits).

Séverine Chavrier développe une approche singulière de la mise en scène, où le théâtre dialogue avec la musique, la danse, l’image et la littérature. Elle conçoit ses spectacles à partir de toutes sortes de matières : le corps de ses interprètes, le son du piano préparé, les vidéos qu’elle réalise souvent elle-même. Sans oublier la parole, une parole erratique qu’elle façonne en se plongeant dans l’univers des auteurs qu’elle affectionne.

En 2009, elle met en scène Épousailles et représailles, d’après Hanokh Levin. En 2011, alors artiste associée au Centquatre - Paris, elle crée, dans le cadre du Festival Temps d’images d’Arte, Série B – Ballard J. G., inspirée de James Graham Ballard, puis, au Festival d’Avignon 2012, Plage ultime. Depuis 2013, elle intervient régulièrement à l’École supérieure des Arts du cirque de Châlons-en-Champagne, le CNAC, et accompagne les élèves pour les Échappées.

Entre 2014 et 2016, elle est invitée à créer deux pièces au Théâtre Vidy-Lausanne, Les Palmiers sauvages, d’après le roman de William Faulkner, et Nous sommes repus mais pas repentis, d’après Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard. Depuis 2015, elle développe par ailleurs un travail au long cours avec la création d’Après coups, Projet Un-Femme, réunissant des artistes femmes venues du cirque et de la danse.

En janvier 2020, à l’invitation de Carmen Romero et du Festival Santiago a Mil, Séverine Chavrier a mis en scène une version en espagnol des Palmiers sauvages, Las Palmeras Salvajes.

En 2020, elle présente une création autour de l'adolescence et de la musique, Aria da capo.

Théâtre national de Nice
CDN Nice Côte d’Azur

4‑6, Place Saint‑François

06300 Nice

Tél. : 04 93 13 90 90


www.tnn.fr
Avant programme 20|21
Direction : Muriel Mayette-Holtz (depuis novembre 2019)

Ancienne élève de Michel Bouquet, de Claude Régy et de Bernard Dort, elle a été professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique entre 2000 et 2006. Entrée comme actrice à la Comédie-Française en 1985 après une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, elle est nommée 477ème sociétaire en 1988.

Elle a travaillé notamment avec Matthias Langhoff, Jacques Lassalle, joué les plus grandes pièces du répertoire et mis en scène plus de quarante spectacles. Elle devient la première femme à diriger la troupe comme administratrice générale, d’août 2006 à juillet 2014.

Après un détour à Rome comme directrice de la Villa Médicis pendant trois ans, elle est reçue à l’Académie des Beaux-Arts dans le fauteuil de Maurice Béjart en mai 2017.

Nommée à la direction du Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d’Azur le 2 août 2019, avec une prise de fonction à partir du 1er novembre 2019, Muriel Mayette-Holtz retrouve, à Nice, le théâtre, son métier et projette d’y mettre en valeur les grands textes du répertoire de l’Europe de la Méditerranée. 

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tnn_salle_pierre_brasseur_005©Jean-Claude Fraicher - copie
Le projet

Le Centre Dramatique National de Nice propose en moyenne une trentaine de spectacles différents chaque saison. Le bâtiment provisoire qui accueillait les activités du C.D.N. a été démoli en 1988 et remplacé par un Théâtre "en dur" qui a été inauguré en décembre 1989.

Ce nouveau théâtre dispose de deux salles de spectacle : la salle Pierre Brasseur, salle à l'italienne numérotée de 963 places et la salle Michel Simon, amphithéâtre à placement libre de 318 places. Le Théâtre National de Nice est l'un des premiers Centre Dramatique en France avec Lyon, Grenoble, Marseille, tant du point de vue de la création, de ses accueils prestigieux que de son rayonnement. Trente ans après sa création, le C.D.N. compte plus de 11.000 abonnés. Le public vient essentiellement de Nice et des autres villes des Alpes-Maritimes (Cannes, Menton, Grasse, Antibes...) mais aussi de l'arrière pays niçois, du Var (Draguignan, Toulon...) et d'Italie (villes frontalières).

Toutes les troupes accueillies au Théâtre National de Nice s'accordent pour reconnaître l'intelligence et la disponibilité du public niçois. Ainsi, au fil de toutes ces années passées, le public a pu applaudir de grands comédiens tels que Jeanne Moreau, Nicole Garcia, Nathalie Baye, Maria Casarès, Denise Gence, Judith Magre, Emmanuelle Béart, Alice Sapritch, Christine Fersen, Emmanuelle Devos, Isabelle Nanty, Françoise Fabian, Marthe Keller, Carole Bouquet, Myriam Boyer, Sophie Duez, Fanny Cottençon, Valérie Kaprisky, Jane Birkin, Helena Noguerra, Romane Borhinger... Gérard Depardieu, Gérard Desarthe, Philippe Clévenot, Jean Carmet, Guy Tréjan, Daniel Auteuil, Michel Aumont, Roland Bertin, Jean-Paul Roussillon, Bernard Giraudeau, Roland Blanche, Eric Elmosnino, François Berléand, Jean-Pierre Cassel, Fabrice Lucchini, Nils Arestrup, Jean-Michel Dupuy, François Marthouret...

 

Théâtre de Nanterre-Amandiers

7, Avenue Pablo Picasso

92022 Nanterre Cedex

Tél. : 01 46 14 70 00


nanterre-amandiers.com

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Direction : Christophe Rauck (depuis 2021)

Christophe Rauck créé en 1995 la Compagnie Terrain vague (titre provisoire) avec des comédiens rencontrés au Théâtre du Soleil, où il présentera Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht, repris au Berliner Ensemble dans le cadre du Centenaire de Brecht. Entre 1997 et 2002, il suit le stage de mise en scène de Lev Dodine à Saint-Pétersbourg dans le cadre de l’École nomade de mise en scène du JTN, met en scène deux textes de Shakespeare, Comme il vous plaira et La Nuit des rois, puis Théâtre ambulant Chopalovitch de Lioubomir Simovitch au Théâtre du Peuple de Bussang, Le Rire des asticots d’après Cami au Nouveau Théâtre d’Angers CDN, L’Affaire de la rue Lourcine de Labiche avec le Théâtre Vidy-Lausanne.
De 2003 à 2006, il est directeur du Théâtre du Peuple de Bussang, où il créé Le Dragon d’Evgueni Schwartz en 2003, La Vie de Galilée de Bertolt Brecht en 2004, Le Revizor de Nicolas Gogol en 2005.
En 2006, il créé Getting attention de Martin Crimp avec le Théâtre Vidy-Lausanne et le Théâtre de la Ville, puis en 2007, il présente Le Mariage de Figaro de Beaumarchais à la Comédie-Française et en 2008 L’Araignée de l’Éternel d’après les textes et les chansons de Claude Nougaro, au Théâtre de la Ville-les Abbesses.
En 2008, il est nommé directeur du TGP-CDN de Saint-Denis, où il crée Cœur ardent d’Alexandre Ostrovski, Têtes rondes et têtes pointues de Bertolt Brecht, Cassé de Rémi De Vos, une tragi-comédie sur le monde du travail. En 2010 et 2013, sous la direction musicale de Jérôme Correas avec Les Paladins, il met en scène deux opéras de Claudio Monteverdi, Le Couronnement de Poppée et Le Retour d’Ulysse dans sa patrie. En 2012, il met en scène Les Serments indiscrets de Marivaux, spectacle qui recevra le Grand prix 2012-2013 du Syndicat de la critique (meilleur spectacle de l’année). En 2013, il crée Phèdre de Racine.

 

En janvier 2014, il est nommé directeur du Théâtre du Nord et de l’Ecole rattachée, l’Ecole du Nord, à Lille.
Lors de la saison 2015-2016, Christophe Rauck met en scène un monologue signé Rémi De Vos, écrit pour la comédienne Juliette Plumecocq-Mech, Toute ma vie j’ai fait des choses que je savais pas faire, qui a été présenté à La Manufacture d’Avignon en 2016 puis en tournée. En mars 2016, il crée Figaro divorce d’Odön von Horwath (Prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique : meilleur spectacle créé en province pour la saison 15/16). En janvier 2017, il crée à Moscou Amphitryon de Molière, avec huit anciens disciples du maître de la mise en scène, Piotr Fomenko. A ce titre, il est le premier metteur en scène non russe à les diriger, sa mise en scène d’Amphitryon entre au répertoire de l’Atelier Théâtre Piotr Fomenko à Moscou. En janvier 2018, il crée à Lille au Théâtre du Nord Comme il vous plaira de Shakespeare qui part en tournée dans toute la France. Durant la saison 2018-2019, Christophe Rauck collabore à nouveau avec l’auteur Rémi De Vos dont il mettra en scène deux textes inédits : Ben oui mais enfin bon et Départ volontaire.
Durant la saison 2019-2020, il crée au Théâtre du Nord La Faculté des rêves, de l’autrice suédoise Sara Stridsberg. Sous sa direction, l’École du Nord (créée en 2003) propose depuis 2015 une formation au métier d’auteur dramatique. Un cursus unique en France, ou auteurs et comédiens peuvent s’enrichir de leurs pratiques mutuelles pendant trois ans. Invité au Festival d’Avignon 2018 avec les jeunes acteurs sortant de la promotion 5 de l’Ecole du Nord, il y présente Le Pays Lointain (Un Arrangement) de Jean Luc Lagarce.
En septembre 2020, il est nommé à la direction du CDN de Nanterre – Les Amandiers. Il a pris ses fonctions en janvier 2021.
Il créera du 10 au 21 mars 2021, son nouveau spectacle Dissection du chute de neige de Sara Stridsberg au Théâtre du Nord, Lille.

La Manufacture
CDN Nancy Lorraine

10, rue Baron-Louis

54014 Nancy

Tél. : 03 83 37 12 99 


theatre-manufacture.fr
brochure saison 20|21
Direction : Julia Vidit (depuis 2021)

Comédienne, metteure en scène et formatrice, Julia Vidit se forme à l’École-Théâtre du Passage, puis au CNSAD de 2000 à 2003.


Au théâtre, elle joue sous la direction de Ludovic Lagarde, Victor Gaultier-Martin, Jean- Baptiste Sastre, Edward Bond, Alain Ollivier et Jacques Vincey. Elle fait l’expérience de Shakespeare, Marivaux, Corneille mais aussi d’auteurs contemporains : Jean Genet, Yukio Mishima, Michel Vinaver ou Carole Fréchette. Au cinéma, après quelques courts-métrage d’étude, elle tourne avec Laurent Tuel et Thomas Vincent.


En 2006, elle créé la compagnie Java Vérité pour mettre en scène Emmanuel Matte dans Mon cadavre sera piégé de Pierre Desproges. En 2009, elle créé un Fantasio de Musset. En 2010, elle monte avec Emmanuel Bémer un spectacle musical Bon gré Mal gré. De 2011 à 2013, artiste associée trois ans à Scènes Vosges - Scène Conventionnée d’Epinal, elle développe deux projets avec la population : Bêtes et Méchants et Le Grand A. Le Faiseur de Théâtre de Thomas Bernhard, créé en 2014 au CDN de Thionville est repris en tournée notamment au Théâtre de l’Athénée.


De 2014 à 2017, une résidence à l’ACB-Scène Nationale de Bar-le-Duc accueille la création d’Illusions d’Ivan Viripaev en mars 2015. Elle s’associe pour ce spectacle avec l’auteur et dramaturge Guillaume Cayet. Ils imaginent ensemble une forme participative avec 60 amateurs La Grande Illusion, qui sera donnée lors de la saison 2015/2016. Elle y prépare aussi la création Le Menteur de Pierre Corneille qui sera créé en octobre 2017 à La Manufacture-CDN de Nancy-Lorraine, où elle est artiste associée sur la saison 2017/2018. En 2019, elle est résidence au Carreau-Scène Nationale de Forbach où elle a recréé La Grande Illusion de Guillaume Cayet avec 80 participants. En complicité avec un dessinateur-vidéaste, elle y prépare la production de La Bouche pleine de terre de Brãnimir Sčepanovič qui sera créée au Studio-Théâtre de Vitry en janvier 2020 et diffusée notamment sur les temps forts numériques des CDN de Reims et Nancy. Une nouvelle création partagée voit le jour à La Scène Nationale 61 : Le Menteur 2.0 en mai 2019 avec des habitants. Par ailleurs, elle réfléchit à mettre en scène Chacun sa vérité de Luigi Pirandello, qui sera produit et accueilli par Le NEST, CDN de Thionville en 2022.


 

 

Régulièrement, Julia Vidit créé des formes décentralisées afin de s’adresser aux publics loin de l’offre théâtrale. Elle a ainsi créé Rixe de Jean-Claude Grumberg en 2015 et Dernières pailles de Guillaume Cayet en 2017. Ces deux spectacles sont encore en tournée. En 2019, elle met en place une itinérance artistique en région Grand Est : L’Autour. Son principe est de diffuser un spectacle puis de proposer de nombreuses actions de médiation. Pour rencontrer les publics scolaires et les inviter aux œuvres en salle, Julia Vidit et Guillaume Cayet conçoivent Nous serons à l’heure, Le Menteur 2.0 et Skolstrejk, des petites formes très demandées, qui résonnent avec les créations plus imposantes. Par ailleurs, Julia Vidit a été assistante à la mise en scène au Théâtre du Peuple- Bussang ; en 2012 et 2014, elle avait en charge la formation des acteurs amateurs. A l’été 2016, elle est metteure en scène pour Les tréteaux de France dans le cadre du stage de réalisation à Phalsbourg (57). Elle est aussi régulièrement formatrice, notamment pour les acteurs en voie de professionnalisation. Dans ses locaux en région Grand  Est, la compagnie Java Vérité accueille et accompagne administrativement et artistiquement une compagnie émergente.

Le 1er janvier 2021, elle prend la direction du CDN Nancy Lorraine.

©JeanneDreyer

Le projet

Un théâtre en prise avec le monde

Le théâtre, en tant qu’art vivant et en tant que lieu, permet, ensemble, de faire monde, collectivement. L’art théâtral peuplé d’acteurs, d’auteurs et d’émotions, est au cœur de l’aventure que propose Julia Vidit, metteuse en scène et directrice du Théâtre de la Manufacture. « L’avenir du théâtre appartient à ceux qui n’y vont pas », cette phrase de Gabriel Garran la guide dans cette aventure. Afin que tous et toutes se sentent inviter à fréquenter le théâtre, elle propose une grande diversité de formes et de registres sur le plateau, souhaite faire avancer les représentations des minorités sur scène et aller à la rencontre des habitants avec des spectacles joués dans des lieux non-dédiés au spectacle vivant.
En s’associant avec les artistes Bérangère Vantusso, Elise Chatauret, Pauline Ringeade et Rébecca Chaillon, et avec les auteurs Guillaume Cayet, Céline Delbecq, Catherine Verlaguet, Marilyn Mattei et Dieudonné Niangouna, Julia Vidit propose un théâtre résolument contemporain, qui bénéficie d’une forte présence de femmes artistes. Un théâtre qui n’a pas peur du répertoire, du moment qu’il est en prise avec le monde d’aujourd’hui et qu’il est tourné vers celui qui le reçoit.

Un théâtre habité par des artistes

Les artistes associés seront présents sur des périodes longues, afin de mener un travail de proximité et de qualité avec tous les publics. Actifs dans la ville et au-delà, tous ces complices veilleront à fortifier les liens entre oeuvres et spectateurs.

Un théâtre qui sort des murs : saison itinérante et petites formes
Un des axes forts du projet de Julia Vidit est de sortir le théâtre de ses murs, d’aller à la rencontre des publics
parfois éloignés des centres culturels, les habitants de zones péri-urbaines ou rurales, de créer sur les territoires.
À partir de 2021, le Théâtre de la Manufacture CDN Nancy Lorraine va développer un projet d’itinérance sur le
territoire départemental, dans une dynamique de co-construction en partenariat avec les forces en présence et des équipes artistiques invitées.
En parallèle des spectacles en grandes salles, des formes plus légères pouvant se déplacer facilement seront présentées chaque saison, afin de pouvoir faire du théâtre partout et pour tous. La diffusion de ces courts spectacles permettra de rencontrer d’autres publics, qui pour certains ne sont jamais allés au théâtre, ou n’ont jamais abordé certains sujets essentiels.

Ainsi, deux résidences de créations hors-les-murs seront programmées chaque saison :
– Une sur le territoire métropolitain ou des zones périurbaines et rurales permettant aux habitants et aux artistes de vivre une aventure commune et théâtrale,
– Une en collège suivie d’une tournée en établissements scolaires

Des petites formes existantes au répertoire des compagnies accueillies sur le plateau du CDN seront également présentées sur le territoire de la Métropole du Grand Nancy et au-delà (diffusion).
La présentation de ces formes légères fera l‘objet d’un Temps fort programmé en septembre chaque saison, Micropolis : des spectacles et des rencontres à destination du public, des partenaires et des professionnels.

 

La Manufacture©JérômeBaudouin

 

Un théâtre qui s’adresse au jeune public

Le CDN souhaite s’adresser à la jeunesse, créer une nouvelle dynamique et proposer des spectacles pour les enfants à partir de 7 ans, ainsi qu’à leurs familles.
Le théâtre a un rôle à jouer auprès des jeunes. Dans le contexte actuel cela est plus qu’une évidence, c’est une nécessité. Le théâtre permet d’offrir des espaces de liberté, de rencontres, d’échanges, il ouvre les portes sur
l’imaginaire, sur le rêve. Le théâtre est le lieu d’une expérience collective, expérience de la pensée et d’émotions partagées.
Le metteur en scène Olivier Letellier et l’autrice Catherine Verlaguet s’associeront au lancement de cette démarche.

Un théâtre responsable

Le Théâtre de la Manufacture souhaite être une entreprise solidaire et responsable. Il place cette responsabilité
au coeur même de son projet, avec pour objectif d’adapter les activités du CDN aux évolutions sociales, économiques, environnementales et de garantir ainsi la pérennité et la force de ses missions de service public.
Une entreprise responsable oeuvre avec conscience et en harmonie avec son écosystème.

Nouveau Théâtre
de Montreuil

10, place Jean Jaurès

93100 Montreuil

Tél. : 01 48 70 48 90


nouveau-theatre-montreuil.com

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Direction : Pauline Bayle (depuis 2022)

Depuis le 1er janvier 2022, la metteuse en scène Pauline Bayle dirige le Nouveau théâtre de Montreuil.


Passée par Sciences Po Paris, l’ESAD, l’École du jeu et le Conservatoire Supérieur National d’Art Dramatique, elle fonde sa compagnie en 2011 et lui donne le nom de sa première pièce, À Tire-d’Aile. Son spectacle suivant À l’ouest des terres sauvages, présenté au Théâtre de Belleville, est distingué par le jury du Prix des Jeunes Metteurs en Scène, organisé par le Théâtre 13 à Paris. 

En 2014, elle joue sous la direction de Christian Schiaretti dans Le Roi Lear puis de Sandrine Bonnaire et Raja Shakarna dans Le Miroir de Jade en 2015. Cette même année, Pauline Bayle adapte et met en scène Iliade, puis Odyssée en 2017, d’après les deux épopées d’Homère où cinq comédiens interprètent tous les rôles. En 2018, le Syndicat de la Critique lui décerne le Prix Jean-Jacques-Lerrant de la révélation théâtrale pour ce diptyque. Parallèlement, elle met en scène une adaptation du roman Chanson douce de Leïla Slimani au Studio Théâtre de la Comédie-Française en 2019. Au cours de la saison 2019-2020, elle travaille à sa nouvelle création, une adaptation des Illusions Perdues de Balzac. Le spectacle est créé en janvier 2020 à Albi avant de partir en tournée.

 En juin 2021, Pauline Bayle est invitée par l’Opéra-Comique à mettre en scène L’Orfeo de Claudio Monteverdi, sous la direction musicale de Jordi Savall, avec le chœur et l’orchestre du Concert des Nations.

Le projet

Le Nouveau théâtre de Montreuil est un centre dramatique national, dont la mission est de créer et de diffuser des spectacles aux esthétiques contemporaines. Il est dirigé depuis le 1er janvier 2022 par Pauline Bayle. Son projet sera dévoilé à partir du mois de juin 2022. 

Théâtre des 13 vents
CDN Montpellier

Domaine de Grammont

Avenue Albert Einstein

34965 Montpellier Cedex 2

Tél. : 04 67 99 25 25


13vents.fr

Le projet

Ici, il y a un lieu.

Un lieu où, certains matins, on croise des chevaux, des jeunes mariés en train de répéter, des apprentis footballeurs. Il y a des bâtiments de pierre épaisse, des vestiges viticoles, de larges cours et de larges ciels, une chapelle, des arbres sous la lumière, des bancs sous les arbres. Il y a des salles, des outils, des foyers, des ateliers et encore des salles.

Ici, il y a un théâtre.

Des gens y travaillent, certains depuis sa naissance, certains depuis peu, certains y ont pratiqué plusieurs métiers, connu plusieurs époques, se sont parfois sentis isolés ou encore — orgueil gaulois — irréductibles à Rome. Les souvenirs nourrissent les récits, les traces de lutte se lisent sur les murs. Pourtant, au bout des vieilles passions, leur est resté un amour profond, hospitalier, pour ce lieu, pour ce théâtre, pour ce travail. Un amour étrange, immodéré, sans nostalgie et sans rancœur, un amour étrangement intact, étrangement intègre.

Quand on est idiot, on voit d’abord cet amour-là — l’idiotie a des avantages que n’ont pas le cynisme et la naïveté.

Il faut être idiot pour faire du théâtre. Les acteurs le savent, qui font l’habit pour faire le moine. Il faut être idiot pour lutter contre la prose du monde. Pour lui arracher un poème. Et pour lutter, en scène, avec ce poème. Pour lutter, comme le font les acteurs avec leurs premiers partenaires : le public, l’espace, le temps. Et y tracer des diagonales inaperçues, des sensibilités inouïes. Les acteurs, ces sujets d’expé­rience, ces arpenteurs des possibilités humaines, savent que les pièces ne sont pas des objets, mais des champs de bataille.

Il faut être idiot pour faire du théâtre, pour s’attarder à aiguiser une œuvre, à partager une contradiction, à converser, à tenir la porte ouverte à tous les vents, à tous les gens. Surtout dans ce monde-ci. Car au travail de l’art comme aux autres, le monde livre aujourd’hui les mêmes conseils : « produisez plus » (si possible avec moins), « allez loin » (sur votre jambe restante), « brillez vite » (sans assurer le début d’une flamme).

Quand on arrive ici, on se dit qu’un autre temps aurait lieu d’être. Un autre temps qui ne serait pas le passé (dont les conservateurs déplorent la perte), qui ne serait pas non plus le futur (dont les promoteurs anticipent les bénéfices), mais un « autre » présent, « autre » seulement de s’éprouver à contre-courant des lames de fond de l’immédiateté.

C’est le temps que réclame toute création, toute pensée, tout partage.

« Ce qui est fou, dans les films de Kurosawa — mais c’est pareil chez Dostoïevski —, c’est que dans l’urgence de la situation, malgré l’urgence même de la situation, tout à coup les personnages s’arrêtent ou bifurquent pour parler, parce qu’une question est là, plus importante : qu’est-ce que ça veut dire être un samouraï ? Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui quand on est un samouraï ? »

Ce qui serait fou, c’est que dans l’urgence de la situation, malgré l’urgence même de la situation, tout à coup les gens bifurquent ou s’arrêtent pour parler, parce qu’une question est là, plus importante : qu’est-ce que c’est aujourd’hui un théâtre ? Qu’est-ce que c’est un Centre Dramatique National ? Qu’est-ce que c’est une institution ? Qu’est-ce que ça pourrait être, une institution, sous l’hypothèse d’un « autre » temps ? À quoi l’idiot répond : il y a une autre institution, mais elle est dans celle-ci. Ce qu’il faut, c’est employer nos forces, à l’échelle de l’art, modeste et radicale, à transformer des rapports.

Alors, on a fait les idiots. On a creusé au pied de la lettre, pour en tirer des plans et des conséquences.

Les CDN, avant même d’être ainsi baptisés, avant même d’être pensés comme des théâtres dirigés par des artistes, sont nés d’aventures de troupes qui vivaient et travaillaient sur un territoire.

Partons de ça. Depuis dix ans, c’est en troupe que nous éprouvons la pensée collective d’un répertoire et d’une décision, que nous prenons les chemins qui nous semblent les plus justes, que nous aiguisons, pièce après pièce, des poèmes pour notre temps. C’est donc en troupe que nous arriverons ici. Combien serons-nous à vivre et travailler sur ledit territoire ? On lève la main. Huit, dont quatre acteurs. C’est un début. Ce sera la Troupe Associée.

Cédric Michel,
Florian Onnéin,
Conchita Paz,
Charly Totterwitz

Les CDN, en plus d’être des lieux de création pour les artistes-directeurs, doivent associer au minimum deux artistes, dont ils soutiendront au long cours le travail. D’accord. Nous avons des numéros. Appelons des artistes et des chercheurs, d’ici et d’ailleurs, des femmes et des hommes qui soient, chacun à leur façon, des lutteurs. Expliquons-leur l’hypothèse : être à nos côtés pour travailler, créer, questionner nos pratiques respectives, imaginer ce que peut être, pour aujourd’hui, un lieu de théâtre. On verra qui dit quoi. L’un d’eux répond : « En fait, vous ne nous demandez pas de venir prendre une part du gâteau, mais une part de responsabilité ». On n’aurait pas mieux dit. Ce sera l’Ensemble Associé.

Marie Lamachère (Montpellier),
Dieudonné Niangouna (Paris),
Emma Dante (Palerme),
Omar Abi Azar, Zoukak Theater Company (Beyrouth),
Mylène Benoît (Lille)
et Olivier Neveux (Lyon)

Les CDN, dans leur politique de programmation, privilégieront au maximum les représentations en série, afin d’assurer la présence permanente des artistes sur le territoire. Bien. D’octobre à mai, il y a huit mois. Huit mois, huit chapitres. Chaque mois, on accueillera une ou deux équipes artistiques, avec une ou deux pièces, pour deux semaines de représentations, mais les équipes pourront rester plus longtemps, travailler sur ledit territoire, rencontrer les gens. Chaque mois se construira avec les artistes et à partir d’une idée, la saison se déclinera ainsi en chapitres ou en blocs de sens, ce ne sera pas une programmation, ce sera un Programme.

Les CDN sont des outils de création et de formation. Disposant d’espaces et d’ateliers correspondant aux divers métiers et savoir-faire du théâtre, il entre dans leur mission de service public de partager cet outil, et d’en faire bénéficier les équipes professionnelles en région. Très bien. Au CDN, il y a un atelier décors, un atelier costumes, un atelier numérique, un atelier son. On y ajoutera un atelier des auteurs, un atelier des acteurs, un atelier audiovisuel, et on les rassemblera sur le même site, à Grammont. En permanence, des artistes y créeront, des auteurs y écriront, des résidences s’y feront, des formations et des stages s’y donneront et les équipes en région y accèderont en priorité en demandant un Studio Libre. Ce sera la Fabrique.

Quoi d’autre, qui ne serait pas dans les textes ?

Ce que nous attendons d’un CDN.

Que l’espace du théâtre ne se limite pas au théâtre, que le théâtre se mette hors de lui, qu’il fasse du théâtre hors du théâtre, qu’il sache se déplacer autant qu’accueillir. Ce sera L’Itinérance, avec pour sa première saison, deux pièces de la Troupe Associée, par les villes et les villages, dans les salles des fêtes ou les salles de classe.

Qu’il permette aux artistes et au public de partager un chemin de pensée, de converser, de se confronter à d’autres pratiques ou d’autres œuvres. Ce seront les journées Qui Vive ! conçues chaque mois avec les artistes accueillis, un programme impromptu décidé au gré de l’actualité du théâtre (de qui s’y trouve) et du monde (de ce qui s’y passe).

Qu’il ravive l’ancienne fraternité entre l’écriture théâtrale et l’écriture poétique. Ce seront les soirées Poésie ! conduites par Félix Jousserand. Chaque mois un poète sera invité à lire ses œuvres dans un lieu de la ville et à partager une scène ouverte avec d’autres auteurs.

Qu’il travaille à défaire la distinction bien établie entre le « savant » et le « populaire », entre les transformations du monde et celles du théâtre, qu’il ouvre un espace pour la recherche et la pensée. Ce sera le séminaire mensuel d’Olivier Neveux : « Passages Secrets ».

Qu’il ouvre des voies vers d’autres pays, d’autres situations historiques et politiques, qu’il permette aux artistes de mettre en discussion les questions qui traversent la pratique de leur art. Ce seront, chaque année, les Rencontres des Arts de la Scène en Méditerranée.

Et puisque le théâtre, par moments, se déplacera lui aussi, preuve sera faite qu’un chemin, quand les pas s’y attardent, se creuse en tous sens.

Bienvenue à tous.

Nathalie Garraud
Olivier Saccomano

 

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Direction (depuis 2018)

Olivier Saccomano - auteur

Olivier Saccomano est né en 1972 en banlieue parisienne. Après des études de philosophie, il fonde en 1998 à Marseille la compagnie Théâtre de la Peste, au sein de laquelle il met en scène une dizaine de spectacles, adaptés de textes de Brecht, Sophocle, Kafka, Duras, Darwich, Dostoievski : C’est bien c’est mal, Le monde était-il renversé ?, Thèbes et ailleurs, Confessions de Stavroguine, et expérimente une forme théâtrale légère, Les Études, qui lie l’idée d’œuvre à celle d’exercice : Monk alone / Étude n°1 à partir de « Thelonious himself » de Monk), Le Bruit de la mer / Étude n°2 à partir de lettres de Marguerite Duras), Le Poème de Beyrouth / Étude n°3 à partir du poème de Mahmoud Darwich, Évocation / Étude n°4 à partir de l’œuvre de John Cage.

De 2000 à 2013, il enseigne au département Théâtre d’Aix-Marseille Université, où il assure des cours théoriques et pratiques. Il y coordonne les Ateliers de Recherche Théâtrale, réunissant des théoriciens et des praticiens autour du thème « La parole et l’action dans les écritures dites post-dramatiques ». Lors de ces ateliers, il rencontre Nathalie Garraud, puis rejoint la compagnie du Zieu en 2006. Ils travaillent ensemble à la conception de cycles de création, au sein desquels il se consacre à l’écriture : Notre jeunesse (2013), Othello, variation pour trois acteurs (2014), Soudain la nuit (2015), L’Instant décisif (2016), À Mains levées (2017). Il a parfois répondu à des commandes d’écritures, pour le CDN de Montluçon avec une pièce pour lycéens (Diogène, 2014) et pour Olivier Coulon-Jablonka dans le cadre du Festival Odyssée en Yvelines (Trois songes, un procès de Socrate, 2016).

Parallèlement, il poursuit ses recherches philosophiques et publie des textes théoriques. Il est notamment l’auteur d’une thèse de philosophie intitulée Le Théâtre comme pensée (2016), publiée, comme les textes des pièces, aux Éditions Les Solitaires Intempestifs.

 

Nathalie Garraud- metteure en scène

Nathalie Garraud est née en 1977 à Carcassone. Après une formation d’actrice, elle crée la compagnie du Zieu en 1998 à Paris. Il s’agit d’abord d’un espace d’expérimentation sur les écritures contemporaines où se croisent de jeunes auteurs, des acteurs, des architectes, notamment dans le cadre d’un festival qu’elle crée à l’École Spéciale d’Architecture : Vues d’Ici – scénographie d’un lieu (1999-2001). Entre 2003 et 2005, elle travaille régulièrement dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, où elle crée notamment Les Enfants d’Edward Bond. Après cette expérience marquante, elle crée en France Les Européens d’Howard Barker, mise en scène qui signe la structuration professionnelle de la compagnie en 2005.

En 2006, elle rencontre Olivier Saccomano, avec qui elle codirigera désormais la compagnie. Ils conçoivent ensemble des cycles de création, dont elle signe les mises en scène : Ismène d’après Eschyle et Sophocle, Ursule d’Howard Barker et Victoria de Félix Jousserand (cycle Les Suppliantes), Les Études et Notre jeunesse d’Olivier Saccomano (cycle C’est bien c’est mal), L’Avantage du printemps, Othello, variation pour trois acteurs et Soudain la nuit d’Olivier Saccomano (cycle Spectres de l’Europe), pièces présentées au Festival d’Avignon en 2014 et 2015. En 2017, ils débutent un nouveau cycle de création, La Beauté du geste, en trois épisodes (L’Instant décisif, À mains levées, L’Angle mort) qui s’achèvera en 2019. En 2018, elle met en scène Ce qui gronde monologue d’Enzo Cormann.

Parallèlement, Nathalie Garraud continue à mener des projets de coopération et de formation en France et à l’étranger : un compagnonnage avec le collectif Zoukak à Beyrouth (depuis 2006), des productions étudiantes à Aix Marseille Université (2011) et à l’Université Paul Valéry Montpellier 3 (2017, 2018), un laboratoire de création avec des acteurs italiens dans le cadre du projet européen Cities on Stage (2012) ou encore une création pour le projet de coopération internationale STAMBA en Irak (2013).

 

Théâtre des Îlets
CDN Montluçon Région Auvergne-Rhône-Alpes

Espace Boris Vian

27, rue des Faucheroux

03100 Montluçon

Tél. : 04 70 03 86 18


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Projet

Le Théâtre des Îlets est désormais consacré à la création contemporaine, celle qui consiste au théâtre à écrire le monde d’aujourd'hui avec les écritures d’aujourd'hui. Écritures textuelles portées par des écrivain.e.s de théâtre d’aujourd’hui, mais également écritures numériques, écritures du réel (à partir du collectage, de l’enquête, de l’expression directe des gens…), écritures de plateau… Et bien sûr toutes celles qui échappent aux catégories pour inventer de nouvelles formes d’expression artistique. Ce projet s’appuie sur une vingtaine d’artistes (créateur.trice.s, auteur.trice.s, acteur.trice.s) que le CDN accompagne sur la durée. Les saisons sont dessinées autour des œuvres de cette constellation d’artistes, partant du principe qu’un soutien véritable à la création doit embrasser et soutenir les parcours artistiques, en incluant les “coproductions” dans un accompagnement plus large et complet. Ces artistes sont des femmes et hommes engagé.e.s qui portent un regard ouvert et acéré sur le monde d'aujourd’hui, à travers des formes et des esthétiques singulières, où le fond et la forme s’interpénètrent jusqu'à créer un vocabulaire propre à chaque créateur. Les moyens artistiques du CDN sont partagés équitablement entre des artistes associé.e.s de tous sexes, avec une forte attention portée aux projets créés par des artistes femmes ainsi que des artistes de différentes origines culturelles et sociales. Outre les créations et parcours personnels des artistes, un axe fort est dessiné autour des questions de territoire(s) - mémoire(s) - identité(s), à travers lequel des artistes associé.e.s sont invité.e.s à créer des œuvres issues du territoire et de la parole des gens. En septembre de chaque année, le CDN organise Les journées du Matrimoine, afin de faire connaître au public les œuvres d’autrices du passé, effacées de nos héritages culturels. La Jeune Troupe des Îlets, réunissant de jeunes artistes et technicien.ne.s en professionnalisation, participe aux créations et à la vie de la maison, dans un lien étroit avec le territoire et les publics, accompagnée d’artistes permanent.e.s. Des lectures de textes contemporains pour tous âges, des spectacles In&Hors (jouant en et hors les murs, en itinérance), une bibliothèque, des espaces de lectures et d'écritures ouverts à toutes et à tous, des publications régulières (dont deux revues semestrielles), prolongent ce projet autour des écritures d'aujourd'hui.

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Direction : Carole Thibaut (depuis 2016)

Autrice, metteuse en scène, comédienne, Carole Thibaut dirige depuis janvier 2016 le Théâtre des Îlets – centre dramatique national de Montluçon – région Auvergne-Rhône-Alpes.

Auparavant, elle a été implantée avec sa compagnie Sambre pendant plus de vingt ans en Île-de-France, tissant des liens étroits entre son travail de création et les habitant.e.s et territoires, notamment de la banlieue nord-nord-est (Garges, Villiers le Bel, Sarcelles, Fosses…). Elle a ainsi développé des partenariats sur le long terme avec des structures sociales, associatives, éducatives, des lieux culturels de tous horizons, comme l'Espace Germinal – scène de l’Est Valdoisien (Fosses) où elle a été en résidence de 2001 à 2007, le Théâtre de l'Est Parisien où elle a été artiste associée en 2007-08, le festival Textes en l'air dans l'Isère où elle développe à partir de 2009 un travail d'écriture autour de la ruralité, le Théâtre du Nord – CDN de Lille-Tourcoing, l'Hexagone – SN de Meylan ou le Carreau – SN de Forbach où elle est artiste associée à partir de 2014-15. A 25 ans, au sortir de l'Ensatt, elle a dirigé durant cinq ans le Théâtre Jean-Marais – théâtre municipal de Saint-Gratien (Val-d'Oise) et a été de 2013 à 2015 directrice artistique de Confluences, lieu indépendant d'arts et d'engagements (Paris 20e).

Artiste engagée, elle milite pour l’égalité des femmes et des hommes (notamment à travers le mouvement HF – égalité hommes/femmes dans les arts et la culture), a été membre fondatrice du Synavi où elle a milité durant plusieurs années pour la défense des structures indépendantes de création avant de rejoindre le Syndéac. Elle est régulièrement accueillie en résidences d’écriture à La Chartreuse – CNES Villeneuve-lez- Avignon, a reçu de nombreux prix et bourses (Prix Jeune Talent SACD, Prix de Guérande, Prix des Journées de Lyon, bourses du Centre National du Théâtre, Beaumarchais, Centre National du Livre…), et est chevalière des arts et lettres. Ses textes sont édités chez Lansman. 

 

La Criée
Théâtre national de Marseille

30, Quai de Rive Neuve

13284 Marseille Cedex 7

Tél. : 04 96 17 80 00 


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Direction : Macha Makeïeff (depuis 2011)

Auteure, metteur en scène, plasticienne, Macha Makeïeff dirige actuellement La Criée, Théâtre National de Marseille, et s’attache à réunir, autour d’une programmation théâtrale exigeante, musique, images, arts plastiques, cirque..., pour développer un projet singulier inscrit dans le tissu urbain de la ville dont elle est originaire.

Après des études de littérature et d’histoire de l’art à la Sorbonne, à l’Institut d’Art de Paris et le Conservatoire de Marseille, Macha Makeïeff rejoint Antoine Vitez qui lui con e sa première mise en scène. Elle crée avec Jérôme Deschamps une compagnie et plus de vingt spectacles de théâtre joués en France comme à l’étranger. Ils fondent ensemble « Les Films de mon Oncle », pour le rayonnement de l’œuvre du cinéaste Jacques Tati, et réalisent pour Canal+ Les Deschiens. Macha Makeïeff crée l’exposition rétrospective Jacques Tati, 2 Temps 3 Mouvements à la Cinémathèque Française, expose au Musée des Arts Décoratifs de Paris, à Chaumont-sur-Loire, à la Grande Halle de la Villette, à la Fondation Cartier où elle a créé Péché Mignon, performance réjouissante en 2014, et intervient dans différents musées. Elle a dirigé une compagnie de théâtre, a été directrice artistique du Théâtre de Nîmes, soutient le Pavillon Bosio, école d’art et de scénographie.

À La Criée, elle crée Les Apaches, Ali Baba, met en scène Lumières d’Odessa de Philippe Fenwick ; puis Trissotin ou Les Femmes Savantes de Molière, Les Âmes offensées #1 (Les Inuit) et #2 (Les Soussou) #3 (Les Massaï) selon les carnets de l’ethnologue Philippe Geslin et La Fuite ! de Mikhaïl Boulgakov en 2017. Trissotin ou Les Femmes Savantes qui a remporté un très vif succès en Chine en mars 2018 est joué à La Scala à Paris, d’avril à mai 2019.

Macha Makeïeff conçoit les décors et costumes de ses créations. Elle a réalisé les costumes de La Bonne Âme du Se-Tchouan, de Karamazov et d’Erismena de Jean Bellorini, de Bouvard et Pécuchet de Jérôme Deschamps, de Sarah Bernhardt Fan Club de Juliette Deschamps (à Perm, en Russie).

À l’opéra, elle a monté Les Brigands d’Offenbach, L’Enlèvement au Sérail de Mozart au Festival Lyrique d’Aix-en-Provence, puis Mozart Short Cuts au GTP, La Veuve Joyeuse de Franz Lehar, Moscou-Tchériomouchki de Chostakovitch à l’opéra de Lyon ; La Calisto de Cavalli, au Théâtre des Champs-Elysées, L’Etoile de Chabrier, Zampa de Hérold à l’Opéra comique, Les Mamelles de Tirésias de Poulenc à l’opéra de Lyon... collabore avec John Eliott Gardiner, William Christie, Louis Langrée, Christophe Rousset... Elle monte I was looking at the ceiling and then I saw the sky un opéra de John Adams pour l’Opéra de Lyon (saison 19/20).

Elle publie des essais aux éditions du Chêne, Séguier, Seuil et Actes Sud. Écrits-Criée « CRI-CRI », la revue de La Criée qu’elle a imaginée, est sortie début 2019.
Macha Makeïeff a réalisé la scénographie de l’exposition Éblouissante Venise au Grand Palais (sept 18 à janv 19), invente un drapeau pour la Fondation Cartier et l’exposition Boltanski à Shanghai.

En juillet 2019 Macha Makeïeff joue une partie de billard à trois bandes avec le spectacle Lewis versus Alice créé au Festival d’Avignon, l’exposition Trouble Fête, Collections curieuses et Choses inquiètes, à la Maison Jean Vilar (3 juillet au 29 décembre 2019) et Zone céleste, un livre à paraître aux éditions Actes Sud.

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Le projet

Au cœur de la Cité phocéenne et du Vieux-Port, La Criée - Théâtre national de Marseille, a été fondée en mai 1981 et tire son nom de l'ancienne criée aux poissons, transférée depuis 1976 au port de Saumaty, près de l'Estaque. Derrière sa façade classée, La Criée dispose du plus beau plateau de Marseille avec une grande salle de 800 places, ainsi qu'une salle modulable de 280 places et un vaste hall. Plus de 700 spectacles y ont été présentés depuis son ouverture. Le Théâtre a un statut de Centre Dramatique National et a successivement été dirigé par Marcel Maréchal, Gildas Bourdet, Jean-Louis Benoit, et depuis le 1er Juillet 2011 par Macha Makeïeff, auteur, metteur en scène et plasticienne.

Ouverte sur le quai, La Criée s’est transformée, accueillante et vaste, avec depuis sa passerelle, la vue sur le large… Fabrique de théâtre, d’art et d’images, de fantaisie, elle affirme avec entêtement sa mission de théâtre national, la transmission du répertoire et du théâtre contemporain, la défense des écritures de la scène les plus diverses. Maison de création, lieu de désir et d'impatience, La Criée reçoit artistes poétiquement engagés et penseurs  singuliers. 

La Criée est le Théâtre de chaque jour et de tous les temps, une Fabrique d'images et d'imaginaires ouverte à toutes et à tous.

Théâtre Nouvelle Génération

23, Rue de Bourgogne

69257 Lyon

Tél. : 04 72 53 15 15


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Le projet 

Le Théâtre Nouvelle Génération – Centre Dramatique National de Lyon, dirigé par le metteur en scène Joris Mathieu, réunit depuis septembre 2015 le Théâtre les Ateliers situé en presqu’île de Lyon et le TNG dans le quartier de Vaise. Fort de ses quatre salles, il développe un projet artistique tourné vers un théâtre des imaginaires, ouvert aux innovations scéniques qui s’aventure aux frontières des autres disciplines.

La programmation se destine à tous les publics, de la toute petite enfance à l’âge adulte, autour de spectacles qui offrent différents niveaux de lectures et s’adressent aussi bien aux enfants qu’à leurs aînés. Des spectacles à voir en famille qui combinent le plaisir d’être ensemble et la sensation d’être chacun face à une œuvre qui lui est destinée.

Le Théâtre Nouvelle Génération est un lieu de recherche et de création, de production théâtrale dans la diversité de ses formes (théâtre optique et numérique, théâtre d’objets, marionnette, théâtre plastique ou chorégraphique etc.) et d’accueil de spectacles de haute qualité. Il œuvre pour que ses créations et ses co-productions puissent rayonner au niveau local, régional, national et international.

Les portes du Centre dramatique national sont largement ouvertes à une nouvelle Génération d’artistes dont il accompagne la démarche artistique et le développement. En parallèle de la programmation, les espaces des Ateliers sont en partie dédiés à une communauté d’artistes émergents.

Le Théâtre Nouvelle Génération est un lieu ouvert à tous. Un théâtre pour les familles, les jeunes et moins jeunes, novices ou passionnés. Un lieu de découverte et de connaissance, espace fertile de dialogue et d’échanges. Il poursuit avec conviction les missions d’éducation artistique et culturelle en direction des élèves de maternelle, du primaire et du collège, des plus proches aux plus lointains, par la tenue de nombreuses représentations scolaires. Parallèlement la programmation se destine aussi aux lycéens et étudiants, ponctuée de rendez-vous dédiés.

Développer l’appétence et la connaissance de l’art auprès des jeunes générations en organisant l’espace de la transmission est l’esprit qui anime et innerve le centre dramatique.

Direction : Joris Mathieu (depuis 2015)

Depuis 1998, le collectif Haut et Court réunit autour de Joris Mathieu une équipe fidèle d’artistes interprètes et de créateurs techniciens. Se revendiquant clairement théâtrales, les formes qu’ils créent s’adressent à tous les sens du spectateur et mêlent intimement images, littérature, illusions d’optique, musique, nouvelles technologies et machinerie traditionnelle. L’anticipation, l’imaginaire des sciences, l’innovation scénique et technologique sont des moteurs puissants de leur recherche créative. Un langage qui s’élabore depuis 20 ans en compagnie des interprètes fondateurs de la compagnie, Philippe Chareyron, Vincent Hermano et Marion Talotti. La dramaturgie des spectacles est étroitement liée à la conception de dispositifs scéniques imaginés avec Nicolas Boudier. Le travail de composition musicale de Nicolas Thévenet marque de son empreinte l’univers scénique de la compagnie. Siegfried Marque, vidéaste, réalise les images qui nourrissent les créations.

Ensemble, ils s’engagent sur la voie d’un théâtre d’anticipation et poétique qui renoue avec une tradition politique du spectacle, interrogeant le monde, la place de l’individu, mais aussi celle de l’art au cœur de la cité. 

Les dernières créations :

> 2020 En marge ! de Joris Mathieu en compagnie de Haut et Court
> 2019 Nous vivons tous à l’étroit dans une chambre immense de Joris Mathieu et Nicolas Boudier en compagnie de Haut et Court
> 2018 Frères Sorcières d’après le roman d’Antoine Volodine
> 2018 Moi, les mammouths d’après le roman de Manuel Draeger
> 2017 Artefact de Joris Mathieu en compagnie de Haut et Court
> 2016 Hikikomori – Le refuge de Joris Mathieu en compagnie de Haut et Court
> 2015 L.I.R (Livre In Room) dispositif de Joris Mathieu et Nicolas Boudier en compagnie de Haut et Court
> 2013 Un jour je vous raconterai une autre aventure extraordinaire… Cosmos d’après le roman de Witold Gombrowicz
> 2011 Urbik/Orbik d’après Lorris Murail inspiré par la vie et l’œuvre de Philip K. Dick
> 2011 La Sphère d’Or d’après Barjavel et Erle Cox
> 2011 Sarapis d’après Philip K. Dick
> 2010 Le Bardo écrit en collaboration avec Antoine Volodine

Théâtre de Lorient

Parvis du Grand Théâtre 

56107 Lorient

Tél. : 02 97 02 22 75


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Projet

Dans un esprit d’ouverture et de partage, le Théâtre de Lorient a la spécificité de porter un projet artistique centré sur le théâtre mais complété par des missions de diffusion de la danse, des arts du cirque, de la musique et de spectacles jeune public. Le Théâtre de Lorient présente chaque saison plus de 40 spectacles (130 représentations) et accueille 50 000 spectateurs. Il déploie son activité sur deux lieux et trois salles en parfaite complémentarité : le CDDB (338 places), le Grand Théâtre (1038 places), le Studio (100 places).

Depuis la nomination de Rodolphe Dana à la direction du Théâtre le 1er janvier 2016, le collectif artistique du Théâtre de Lorient est composé de comédiens, d’auteurs et de metteurs en scène issus de sa compagnie Les Possédés. Les deux artistes associées au Théâtre de Lorient de septembre 2016 à septembre 2019 sont Julie Deliquet, collectif In Vitro, et Jeanne Candel, compagnie La Vie brève. Depuis 2020 et jusqu’en 2023, les artistes associés sont David Geselson (compagnie Lieux-Dits), Simon Gauchet (L’école Parallèle Imaginaire) et Tiphaine Raffier (compagnie La femme coupée en deux).

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Direction : Rodolphe Dana (depuis 2016)

Après des études au cours Florent, Rodolphe Dana est l’un des premiers compagnons de route d’éric Ruf au sein de la Compagnie d’Edvin(e); il joue en 1997 dans sa mise en scène de Du désavantage du vent au Théâtre de Lorient – Centre dramatique national, puis sous les directions d’éric Vigner, Bérangère Jannelle ou Cyril Anrep. Après avoir coécrit et joué dans Egophorie, il fonde en 2002 avec Katja Hunsinger le Collectif Les Possédés en défendant chaque création comme une aventure intérieure collective vers les enjeux cachés d’un texte, un théâtre qui privilégie l’humain.

La première mise en scène de Rodolphe Dana au sein des Possédés est celle d’Oncle Vania d’Anton Tchekhov. Suivent deux pièces de Jean-Luc Lagarce, Le Pays lointain et Derniers remords avant l’oubli. Il dirige en 2008 la création collective Hop-là ! Fascinus ! qui réunit le Cheptel Aleïkoum, la Compagnie Octavio et le Collectif Les Possédés. En 2009, il interprète et met en scène avec David Clavel Loin d’eux de Laurent Mauvignier, auteur dont il monte Tout mon amour en 2012. Après Merlin ou la Terre dévastée de Tankred Dorst et Bullet Park d’après John Cheever, il signe la mise en scène de Platonov de Tchekhov en 2014 puis celle du Coup droit lifté d’après Du côté de chez Swann de Proust en 2016.

Cette même année, il est nommé à la direction du Théâtre de Lorient – Centre dramatique national, théâtre auquel il associe un collectif artistique composé de comédiens, d’auteurs et de metteurs en scène issus de sa compagnie Les Possédés. Il y crée Price d’après le roman de Steve Tesich en 2017 et Le Misanthrope de Molière en 2018.

En septembre 2019, il créé Jules César de Shakespeare au Théâtre du Vieux-Colombier avec des acteurs de la Comédie Française.

Théâtre de l’Union
CDN du Limousin

20, rue des Coopérateurs

87006 Limoges

Tél. : 05 55 79 74 79


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Direction Aurélie Van Den Daele (depuis 2021) 

Après une formation de comédienne, elle intègre la formation à la mise en scène au CNSAD, qui lui permet d’approfondir et de théoriser une pratique acquise lors d’assistanats de spectacles, avec Antoine Caubet (Un Marie Salope de Jean-paul Quéinnec, Oedipe Roi de Sophocle), Quentin Defalt (Contes d’après les Contes d’Andersen et Lancelot de Gaetan Peau), et François Rancillac (stage sur Le Roi s’amuse).

Elle dirige le DEUG DOEN GROUP-DDG, qui rassemble des forces vives de la création. Férue de cinéma et de ses mécanismes, elle entreprend, en lien avec le collectif INVIVO d’intégrer des outils technologiques dans ses créations et de développer la dichotomie sens/image, verbe/ sensation avec des outils technologiques simples mais qui sont autant de clins d’oeil à l’inconscient collectif et au cinéma.

De 2015 à 2018, elle est artiste associée au Théâtre de l’Aquarium et à la Ferme de Bel Ebat à Guyancourt. Elle a créé Dans les veines ralenties d’Elsa Granat, Peggy Pickit voit la face de Dieu de Roland Schimmelpfennig, Angels in America de Tony Kushner, et Métamorphoses d’après Ovide de Ted Hughes puis L’absence de guerre en Janvier 2018.
A partir de la saison 2018-2019, elle est artiste associée au CDN de Montluçon, et à la Faiencerie de Creil et depuis la saison 2020 au TnBA, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.
Elle crée en janvier 2020 Glovie de Julie Ménard, spectacle jeune public dans le cadre d’un appel à projets de six théâtres et du département du 93.

Passionnée par la transmission, ces associations fortes à des lieux permettent de développer d’importantes actions artistiques sur le territoire des Yvelines mais aussi à Paris : classes option théâtre, ateliers avec des scolaires, ateliers avec des amateurs, des conservatoires d’arrondissements… avec l’exigence d’une trans- mission des formes contemporaines et d’un regard de spectateur actif. Elle travaille également avec des masters de théâtre, des écoles supérieures, telles que l’EDT ou l’ESCA d’Asnières, avec lequel elle crée un spectacle de sortie en septembre 2018, L’abattage rituel de Gorge Mastraumas de Dennis Kelly.

Depuis juillet 2021, Aurélie Van Den Daele a repris la direction du Théâtre de l’Union, CDN du Limousin. Elle dirige l’Académie de l’Union, école supérieure d’art dramatique.

Le projet

Aurélie Van Den Daele souhaite faire du Théâtre de l’Union un délicat écosystème habité d’artistes plaçant l’écologie et le vivant comme moteurs principaux de la création. C’est dans cet esprit qu’elle entend mettre en scène une véritable saga autour de la « Forêt monde » qui pourrait se décliner au centre dramatique mais aussi dans des espaces naturels du territoire limousin et plus largement de Nouvelle-Aquitaine. Alice Laloy, Elsa Granat, Gurshad Shaheman et Charlotte Lagrange seront à ses côtés pour faire du Théâtre de l’Union un lieu d’ébullition et insuffler une dynamique plurielle, propice à l’échange. La diversité artistique se retrouvera également dans la programmation du théâtre qui s’attachera à rapprocher la culture de ceux qui en sont le plus éloignés et en particulier la jeunesse.

Aurélie Van Den Daele prend également la direction de l’Académie de l’Union, école supérieure d’art dramatique qu’elle imagine comme un lieu initiatique et de laboratoire, et comme un prolongement du théâtre, une chambre d’écho.  

L’Académie de l’Union 

Théâtre du Nord
Centre dramatique national Lille / Tourcoing / Nord Pas de Calais

4, place du Général De Gaulle

59026 Lille

Tél. : 03 20 14 24 00


www.theatredunord.fr
Direction : David Bobée (depuis 2021)

 

David Bobée est engagé depuis 1999 dans une recherche théâtrale originale et transdisciplinaire. Ses interprètes sont acteurs, actrices, danseurs, danseuses ou acrobates, professionnel·le·s ou amateurs·trices, et brillent par leur diversité de nationalités et de cultures. Il crée FéesCannibalesLe laboratoire d’imaginaire social, Petit frèreNos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue… avec Ronan Chéneau puis Hamlet, Roméo et Juliette de Shakespeare, Metamorphosis d’après Ovide…

En 2013, il est nommé à la direction du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen. Son mandat est marqué par la création de la structure juridique sous forme d’EPCC, la fusion de deux équipes réparties sur les théâtres de trois villes différentes. 

Entre 2017 et 2020, il met en scène plusieurs opéras : The Rake’s progress de Stravinsky au Théâtre de Caen, La nonne sanglante de Charles Gounod à l’Opéra-Comique à Paris, Tosca de Giacomo Puccini à l’opéra de Normandie-Rouen et Tannhäuser de Richard Wagner, crée au Stadttheatr de Klagenfurt en Autriche. Il dirige les mises en scène d’autres spectacles musicaux avec des ensembles baroques : Dios proveerá sur le répertoire colombien de la période coloniale, Louées soient-elles, mettant en scène les cantates et oratorios de Haendel à l’opéra de Rouen et Stabat mater de Giovanni Battista Pergolese. Il a également mis en scène des spectacles de Cirque Dios proveerá, Warm, This is the end… Artiste engagé, il défend par ses œuvres, ses écrits et ses actions une haute idée du service public de la culture et engage son théâtre contre toute forme de discrimination. En 2015, il devient membre du Collège de la diversité au sein du Ministère de la Culture et confonde le collectif Décoloniser les arts qui travaillent à une meilleure considération de la diversité sur les plateaux de France.

En tant que directeur d’institution publique, il plaide pour des programmations paritaires, un juste partage des moyens de production entre les hommes et les femmes, une programmation diversifiée, une accessibilité des œuvres pour toutes et par tous en commençant par les personnes les plus empêchées dans leur pratique culturelle, que ces éloignements soient physiques, culturels, sociaux ou psychologiques. Il engage le CDN de Rouen dans une lutte contre toutes les discriminations, à ce titre les créations du feuilleton Mesdames messieurs et le reste du Monde (dédié aux questions de genre) pour le Festival d’Avignon, le spectacle Viril, avec Virginie Despentes, Casey et Béatrice Dalle sur les nouveaux féminismes, Les arrivants écrit avec Ronan Chéneau ou Les Inamovibles avec Giovanni Houansou sur les questions migratoires en sont des marqueurs importants.

Ses projets à venir sont: la création d’un spectacle jeune public (6-8 ans) intitulé Ma couleur préférée ; la création d’un Shakespeare au Congo dans le cadre du jumelage avec l’espace Yaro; la création de Fidelio de Beethoven (dirigé par Laurence Equilbey) à la Seine musicale; la création avec Joeystarr de Black Label de Léon-Gontran Damas.

En 2021, il est nommé à la direction du Théâtre du Nord à Lille.

David Bobée

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Théâtre de Gennevilliers

41, avenue des Grésillons

92230 Gennevilliers

Tél. : 01 41 32 26 10


theatre2gennevilliers.com
Saison 21/22
Le projet

Le T2G est en proche banlieue nord de Paris. C’est à dire qu’il est situé à l’épicentre de ce qu’est aujourd’hui la société contemporaine : croisement des flux migratoires, mixités sociales et ethniques, précarité, accélération des échanges. Le T2G entend réunir – grâce à l’art – ces contraires : le local et le global en mettant en présence les acteurs locaux (spectateurs, habitants etc.) avec les artistes majeurs de la scène française et internationale formant un catalogue avec une ligne artistique stricte a la manière d’une maison d’édition.
Le T2G, produit, coproduit ou présente exclusivement de la création contemporaine. Théâtre. Danse. Opéra. Art contemporain. Philosophie. Cinéma. Le T2G ne produit pas de théâtre de répertoire. Le T2G est ouvert sur la ville en ouvrant toutes ses répétitions aux habitants et en maintenant depuis 2007 des ateliers d’écriture ou plus de 300 personnes participent régulièrement. Personnes que l’on retrouve dans les spectacles, les films , les installations ou les photos des artistes invités à venir créer “in situ”. Le T2G tourne ses productions en France et à l’international. Le T2G se définit comme un lieu où l’art est pensé comme une expérience.

Direction : Daniel Jeanneteau (depuis 2017)

Daniel Jeanneteau a pris la direction du T2G — Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national en janvier 2017. Il était auparavant Directeur artistique du Studio–Théâtre de Vitry, de janvier 2008 à décembre 2016.

Né en 1963 en Moselle, il a étudié à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à l’école du TNS, Théâtre National de Strasbourg.

Il a mis en scène et conçu les scénographies d’IPHIGÉNIE de Jean Racine (2001, CDDB-Théâtre de Lorient / TNS Strasbourg) ; de LA SONATE DES SPECTRES d’August Strindberg (2003, CDDB-Théâtre de Lorient / TGP St Denis) ; d’ANÉANTIS de Sarah Kane (2005, TNS Strasbourg / TGP St Denis) ; de INTO THE LITTLE HILL, opéra de George Benjamin et Martin Crimp (2006, Opéra Bastille) ; d’ADAM ET ÈVE de Mikhaïl Boulgakov (2007, Espace Malraux Chambéry / TGP St Denis) ; de BLASTED de Sarah Kane (2009, Shizuoka, Japon) ; de BULBUS d’Anja Hilling (2011, Studio-Théâtre de Vitry / Maison de la Culture d’Amiens / La Colline-théâtre national) ; de THE GLASS MENAGERIE de Tennessee Williams (2011, Shizuoka, Japon) ; de LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck (2014, Studio-Théâtre de Vitry / Ircam-Centre Pompidou) ; de FAITS (fragments de l’Iliade) d’après Homère (2014, Subsistances / Biennale de la Danse, Lyon) ; de MÔTEN TACHI (Les Aveugles) de Maurice Maeterlinck (2015, Shizuoka, Japon) ; de MON CORPS PARLE TOUT SEUL, installation-performance avec Yoann Thommerel et Daniele Ghisi (2015, Studio-Théâtre de Vitry / Ircam-Centre Pompidou) ; de LA MÉNAGERIE DE VERRE de Tennessee Williams (2016, Studio-Théâtre de Vitry / Maison de la Culture d’Amiens / La Colline-théâtre national) ; de LE NAIN, opéra de Zemlinsky (2017, opéras de Lille, de Rennes et de Caen) ; de DÉJÀ LA NUIT TOMBAIT d’après Homère (2018, T2G / Ircam-Centre Pompidou).

 

Il a cosigné avec Marie-Christine Soma les mises en scène de LES ASSASSINS DE LA CHARBONNIÈRE d’après Kafka et Labiche, (2008, École du TNS Strasbourg ) ; celle de FEUX (trois pièces courtes) d’August Stramm (2008, Studio-Théâtre de Vitry / Maison de la Culture d’Amiens / Festival d’Avignon) ; de CISEAUX, PAPIER, CAILLOU de Daniel Keene (2010, Studio-Théâtre de Vitry / Maison de la Culture d’Amiens / La Colline-théâtre national) ; de TRAFIC de Yoann Thommerel (2014, Studio-Théâtre de Vitry / Maison de la Culture d’Amiens / La Colline-théâtre national).

Il a rencontré Claude Régy en 1989, dont il a conçu les scénographies pendant une quinzaine d’années (notamment L’AMANTE ANGLAISE de Marguerite Duras, LE CERCEAU de Viktor Slavkine, CHUTES de Gregory Motton, JEANNE D’ARC AU BÛCHERde Honnegger / Claudel, PAROLES DU SAGE d’Henri Meschonnic, LA MORT DE TINTAGILE de Maurice Mæterlinck, HOLOCAUSTE de Charles Reznikov, QUELQU’UN VA VENIR de Jon Fosse, DES COUTEAUX DANS LES POULES de David Harrower, 4.48 PSYCHOSE de Sarah Kane, VARIATIONS SUR LA MORT de Jon Fosse…).

Il a par ailleurs conçu les scénographies de spectacles de Catherine Diverrès, Gérard Desarthe, Éric Lacascade, Jean-Claude Gallotta, Alain Ollivier, Marcel Bozonnet, Nicolas Leriche, Jean-Baptiste Sastre, Trisha Brown, Jean-François Sivadier, Pascal Rambert…

Il a réalisé avec Clotilde Mollet et Hervé Pierre les spectacles LE GARDEUR DE TROUPEAUX (2000) et CAEIRO ! (2005) d’après Fernando Pessoa (Le Volcan – Maison de la Culture du Havre / La Colline-théâtre national).

Il a été metteur en scène associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis de 2002 à 2007, à l’Espace Malraux de Chambéry pour la création d’ADAM ET ÈVE, à la Maison de la Culture d’Amiens de 2007 à 2017 et au Théâtre National de la Colline de 2009 à 2011.

Lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto en 1998 et lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs au Japon en 2002, il a reçu le Grand prix du syndicat de la critique en 2000 pour les scénographies de QUELQU’UN VA VENIR et DES COUTEAUX DANS LES POULES ainsi qu’en 2004 pour les scénographies de VARIATIONS SUR LA MORT et de PELLÉAS ET MÉLISANDE.

En 2019, il monte pour la première fois en France le texte de Martin Crimp, LE RESTE VOUS LE CONNAISSEZ PAR LE CINÉMA, créé lors de la 73e édition du Festival d’Avignon 2019, gymnase Aubanel. 

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Théâtre Dijon-Bourgogne

23 rue Courtepée

BP 72936

21029 Dijon Cedex

Tél. : 03 80 68 47 47


TDB-CDN.COM
Direction : Maëlle Poésy (depuis 2021)

Metteuse en scène, autrice et comédienne, Maëlle Poésy est depuis le 1er septembre 2021, la nouvelle directrice du Théâtre Dijon Bourgogne. Elle étudie les arts du spectacle à l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 et la danse avec les chorégraphes Hofesh Shechter, Damien Jalet et Koen Augustijnen. En 2007, elle est admise à la London Academy of Music and Dramatic Art mais choisit d’intégrer la section jeu de l’École du Théâtre national de Strasbourg. Au théâtre, elle joue sous la direction de Paul Desveaux, Nicolaï Koliada, Gerold Schumann, Christiane Jatahy et tourne en France avec les réalisateurs Marc Rivière, Edwin Baily, Philippe Claudel et Nathan Silver aux États-Unis.

Implantée à Dijon depuis 2011 avec sa Cie Crossroad, Maëlle Poésy crée et met en scène des fables généreuses dont l’écriture entrelace en un « réalisme magique » le théâtre, la danse, la musique, le son, l’image ; des récits qui interrogent la jeunesse et l’élaboration d’une conscience politique : Funérailles d’hiver d’Hanokh Levin (2011), Purgatoire à Ingolstadt de Marieluise Fleisser (2011), Candide, si c’est ça le meilleur des mondes... d’après Voltaire (2014). Pour ce dernier, elle reçoit le prix de l’Association professionnelle de la critique de théâtre, de musique et de danse dans la catégorie révélation théâtrale (prix Jean-Jacques Lerrant).

Artiste associée au TDB depuis 2016, elle y présente Ceux qui errent ne se trompent pas de Kevin Keiss, d’après La Lucidité de José Saramago spectacle avec lequel la même année elle a fait l’ouverture du Festival d’Avignon. En 2017 elle crée Inoxydables de Julie Ménard une petite forme présentée dans les lycées de la région dans le cadre du Théâtre à jouer partout. En 2019, pour la 30e édition de Théâtre en mai elle crée Sous d’autres cieux, une version très personnelle de l’Énéide de Virgile, qui sera ensuite présenté au Festival d’Avignon. Enfin en 2020 pour le festival I-Nov-Art elle met en scène un groupe d’élèves du lycée Hippolyte Fontaine dans Passé, Présent, Futur et monte Gloire sur la terre de Linda McLean avec l’Atelier du Théâtre de la Cité de Toulouse.

Parallèlement aux créations de la compagnie, elle met en scène L’Ours et Le Chant du cygne de Tchekhov à La Comédie-Française (2016) et Orphée & Eurydice de Gluck à l’Opéra de Dijon (2017).

Elle travaille en collaboration avec des artistes étrangers, dans d’autres langues. À New York, dans le cadre du Lincoln Center Director’s lab, au Quebec dans le cadre des rencontres internationales du FTA, mais aussi en Argentine, au Brésil et en Espagne pour le projet Pais Clandestino, présenté depuis dans plusieurs festivals internationaux au Chili, au Brésil, au Mexique, en Uruguay, au Portugal et à Théâtre en mai 2018.

Par ailleurs, Maëlle Poésy a réalisé deux courts métrages Time Flies (2020) et Sans Sommeil (2021, production Shellac) et intervient comme enseignante à l’École Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille et à l’Université Bordeaux Montaigne en Licence d’Arts du Spectacle.

À l’automne 2021, elle crée 7 minutes de Stefano Massini avec la troupe de la Comédie-Française au Théâtre du Vieux-Colombier / Comédie-Française et pour 2022, Vivants une performance avec l’artiste plasticienne Noémie Goudal pour l’ouverture des rencontres photographiques d’Arles.

Maëlle Poésy

Le projet

Depuis l’acquisition en 1968 du statut de Centre Dramatique National grâce au fondateur Jacques Fornier, le TDB n’a cessé d’influencer la scène théâtrale nationale, porté par ses directeurs successifs. Le TDB est également intimement lié à ses salles et particulièrement au Parvis Saint-Jean, lieu clé du patrimoine de la ville de Dijon.

Il est aujourd'hui subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Dijon et le Conseil Régional de Bourgogne.

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La Comédie de Colmar - CDN Grand Est Alsace

6, route d’Ingersheim

68008 Colmar

Tél. : 03 89 41 71 92


comedie-colmar.com
Direction : Émilie Capliez et Matthieu Cruciani (depuis janvier 2019)

Depuis le 1er janvier 2019, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani sont les nouveaux directeurs du Centre dramatique national de Colmar. Avec une volonté forte d’enraciner leur projet sur le territoire, les deux artistes souhaitent développer le théâtre musical et les spectacles pour le jeune public, en accordant une large place à la création.

Ils se sont rencontrés sur les bancs de l’école d’acteurs de la Comédie de Saint-Étienne, il y a vingt ans. En 2011, ils y reviennent comme artistes associés, après de multiples aventures théâtrales dans différentes régions. Les jeunes quadragénaires, originaires de Picardie pour elle et de Lorraine pour lui, aiment nourrir leur travail au contact des territoires, de leurs habitants. Pour Colmar, ils ont imaginé un projet enthousiasmant et dynamique, où toutes les musiques, de David Bowie à Jean-Sébastien Bach, trouveront une place de choix aux côtés des textes. Ils feront également la part belle aux spectacles pour les enfants, les adolescents et leurs parents.

Créant l’un après l’autre tous les deux ans, en alternance, ils varieront les propositions : œuvre contemporaine, grande pièce de répertoire, forme itinérante et spectacle jeune public. En janvier 2020, Matthieu Cruciani met ainsi en scène Piscine(s) de François Bégaudeau. La saison suivante, Émilie Capliez crée Little Nemo , un spectacle musical à partir de 8 ans, inspirée de la bande dessinée éponyme.

Si les co-directeurs ont le désir de faire de la Comédie de Colmar un lieu chaleureux et ouvert sur la ville, ils n’oublient pas l’une des missions premières du CDN : celle de sortir des murs pour aller rencontrer les publics sur le territoire. Ainsi, la Comédie vagabonde va se développer, avec, en octobre 2019, la création par Émilie Capliez d’un spectacle dans l’une des communes du Grand Pays de Colmar, impliquant les habitants. De même, avec le projet intergénérationnel Encrages, l’auteur en résidence François Bégaudeau collecte la parole des Colmariens, pour en tirer une pièce sur le thème des langues et des dialectes.

Pour porter ce projet ambitieux, les directeurs, tous deux comédiens et metteurs en scène, s’entourent d’un collectif associant artistes reconnus et émergents, tous mobilisés pour mener des actions culturelles sur le territoire.

Bâtiment CC

© Jean-Louis Fernandez

© Jean-Louis Fernandez

Émilie Capliez

Formée à l’École de la Comédie de Saint-Étienne entre 1999 et 2001, elle intègre ensuite la troupe permanente du CDN. Elle collabore alors avec de nombreux artistes et fait la rencontre du Théâtre des Lucioles qui marquera son goût pour le travail en bande. Après une aventure de dix ans avec le collectif La Querelle, elle fonde avec Matthieu Cruciani la compagnie The Party et affirme ainsi sa double identité artistique de comédienne et de metteuse en scène. Si elle est a monté quelques textes classiques (Shakespeare, Molière, Dostoïevski) une grande majorité de ses spectacles sont le fruit d’une collaboration étroite avec des auteurs et autrices contemporain.e.s : Émilie Beauvais, Tünde Deak, Mohamed Rouhabbi, Boris Le Roy, Penda Diouf. Aimant se jouer des formes, elle imagine des projets pour tous les publics et crée très régulièrement des spectacles destinés à la jeunesse et à l’enfance. Elle a été artiste associée à la Comédie de Saint-Étienne sous la direction d’Arnaud Meunier durant six ans.

Elle est depuis le 1er janvier 2019 co-directrice de la Comédie de Colmar - CDN Grand Est Alsace. Elle a créé Une vie d’acteur, de Tanguy Viel, avec Pierre Maillet, en novembre 2019, dans le cadre de la tournée « Par les villages », dispositif hors-les-murs de la Comédie de Colmar.

Matthieu Cruciani

Né en 1975 à Nancy, Matthieu Cruciani est artiste associé à la Comédie de Saint-Étienne depuis 2012. Il est metteur en scène, acteur, et directeur artistique de la compagnie The Party qu’il a fondé en 2011. Il s’est formé de 1997 à 2002 à l’école du Théâtre National de Chaillot et à l’école de la Comédie de Saint-Étienne. Il est comédien permanent au CDN de Saint-Étienne de 2001 à 2003. Puis comédien permanent du Théâtre de Nice de 2004 à 2006. De 2008 à 2010, il est en compagnonnage DMDTS avec le collectif des Lucioles, et dans ce cadre il met en scène Plus qu’hier et moins que demain, avec Pierre Maillet. En 2010, il est sélectionné pour le festival Premières, au Théâtre National de Strasbourg, pour sa mise en scène de Gouttes dans l’océan, de Fassbinder. Il participe au festival Théâtre en Mai du CDN de Dijon à deux reprises en 2014 et 2016. Il mets en scène L’Invention de Morel de Bioy Casares en 2008, Urfaust de Goethe en 2010, Rapport sur moi de Grégoire Bouillier et Non réconciliés de François Bégaudeau en 2012, Moby Dick de Fabrice Melquiot en 2014, Al Atlal, d’après Mohamed Darwich en 2015 (Le Caire, Beyrouth, Paris, Marseille), Un beau ténébreux de Julien Gracq en 2016. Il joue dans les spectacles de Pierre Maillet, Benoit Lambert, Marc Lainé, Christian Schiaretti, Jean-François Auguste, Serge Tranvouez, Alfredo Arias entre autres. En 2017, il crée Andromaque (Un amour fou), d’après Jean Racine et Jacques Rivette, Au plus fort de l’orage, spectacle lyrique sur l’oeuvre vocale d’Igor Stravinsky pour le Festival d’Aix en Provence, et Nous autres, d’Eugène Zamiatine avec l’école de la Comédie de Saint-Etienne. En septembre et novembre 2017, il créé Vernon Subutex, d’après Viginie Despentes, et Nous sommes plus grands que notre temps de François Bégaudeau.

La Comédie de Caen - CDN de Normandie

32, rue des Cordes

14000 Caen

Tél. : 02 31 46 27 27


comediedecaen.com
Saison 21/22

Le projet

 

INVENTER UN THEATRE VIVANT ET LUDIQUE, INVENTIF ET EXIGEANT, EN PRISE AVEC LE MONDE D’AUJOURD’HUI. 

Le nouveau projet de La Comédie de Caen-CDN de Normandie accueille l’écriture contemporaine : auteurs français et étrangers, textes inédits, en compagnie des metteurs en scène et créateurs d’une nouvelle génération, pour fabriquer un théâtre de parole, où la présence des acteurs est au centre et l’énergie vitale du projet. Différentes générations d’acteurs, venus d’origines diverses. Car la diversité est aussi au centre du projet. Nous souhaitons travailler à la circulation, au décloisonnement des esthétiques et origines sociales. Le projet se développe dans un double mouvement. Le premier, partant du théâtre vers l’extérieur : les artistes associés au projet vont dans la ville à la rencontre des habitants avec des formes adaptées ; le second, de l’extérieur vers le théâtre donnant au lieu toute sa dimension d’espace « public et vivant », lieu d’éveil, de stimulation intellectuelle et de joie. Ces projets dits « d’action culturelle » se déploient dans la ville afin de développer une transversalité entre Caen et Hérouville Saint-Clair mais aussi dans le département et dans le territoire. La Comédie de Caen accompagne également les compagnies régionales, par la mise à disposition de lieux de répétitions, de l’atelier de construction ou par des coproductions, notamment via le développement de PAN plateforme de création composé de trois CDN normands et de quatre scènes nationales voué à la création et la diffusion des compagnies normandes émergentes.

- Un collectif d’artistes associés : ÉLISE VIGIER, DAVID LESCOT, PIERRE MAILLET, LÆTITIA GUEDON, GUILLERMO PISANI ET LUCIE BERELOWITSCH. Ce collectif s’inscrit dans une double perspective : L’accompagnement de leurs projets artistiques personnels et leur participation active aux différentes actions du projet sur son territoire, pour une permanence artistique forte. 

- Un nouveau festival de création contemporaine. «ÉCRITURES PARTAGÉES» Théâtre - Cinéma – Arts visuels, qui se déroule trois semaines entre fin janvier et début février.

Le Centre Dramatique National de Normandie consacre un axe de son projet artistique aux pays nordiques à travers la poursuite de sa collaboration avec le Festival Les Boréales s’inscrivant ainsi dans l’histoire forte de la Région Normandie et dans cet ancrage européen unique en France. Enfin La Comédie de Caen développe son axe international initié dès la mise en place de son nouveau projet artistique et entame en 2017 une collaboration avec le Teatro Nacional Cervantès de Buenos Aires en Argentine, après celle commencé la saison dernière avec Le Teatro Stabile di Genova, en Italie en 2015 afin de faire découvrir au public des artistes venus d’ailleurs, faire entendre d’autres langues, d’autres accents. Rendre visible d’autres réalités, d’autres façons de s’organiser en société. Déplacer le point de vue, et le multiplier. Notre identité bouge tout le temps et n’est pas seulement faite par nos origines. Elle se forme au cours de notre parcours, de notre vécu, du hasard et de nos rencontres.

 

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Direction : Marcial Di Fonzo Bo (depuis 2015)

 

Il dirige la Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie depuis le 1er janvier 2015, avec Elise Vigier comme artiste associée à la direction.  Né à Buenos Aires, il s’installe à Paris en 1987. De 1991 à 1994, il suit la formation d’art dramatique de l’Ecole du Théâtre National de Bretagne. Il est un des membres fondateurs de la compagnie Les Lucioles depuis sa création en 1994. Il met en scène de nombreuses pièces, s’attachant principalement à des auteurs contemporains tels Copi, Leslie Kaplan, Rodrigo García, Rafael Spregelburd, Philippe Minyana, Pier Paolo Pasolini, Fassbinder, Roland Schimmelpfenning, Florian Zeller, Daniel Veronese, Guillermo Pisani, Martin Crimp, Lars Norén. Comme comédien, il est dirigé par de nombreux metteurs en scène, entre autres, Claude Régy, Matthias Langhoff, Rodrigo García, Olivier Py, Jean-Baptiste Sastre, Luc Bondy ou Christophe Honoré. En 1995, il reçoit le prix de la révélation théâtrale du syndicat de la critique pour son interprétation de Richard III mis en scène par Matthias Langhoff et en 2004 celui du meilleur acteur pour Muñequita ou Jurons de mourir avec gloire de Alejandro Tantanian. A l’opéra il a mis en scène Cosi fan tutti de Mozart, La grotta di Trofonio de Salieri et Surragates cities d’Heiner Goebbels. Au cinéma, il tourne avec Claude Mourieras, Emilie Deleuze, Christophe Honoré, Stéphane Guisti, François Favrat, Maïwenn et Woody Allen. En 2015 il réalise son premier film de fiction pour ARTE, Démons. En 2016 il crée Demoni de Lars Norén au Teatro Stabile di Genova en Italie, et Vera de Petr Zelenka à la Comédie de Caen, actuellement en tournée. Il créera en juillet 2017 Eva Peron et L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer de Copi au Théâtre National Cervantès de Buenos Aires avec des comédiens argentins. 

Théâtre national
de Bordeaux en Aquitaine

3 place Pierre Renaudel

33800 Bordeaux

Tél. : 05 56 33 36 60


www.tnba.org
Brochure 21/22

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Le projet

Le TnBA sera synonyme d’un théâtre populaire et généreux où la représentation théâtrale se conçoit comme un acte de la pensée et une source de plaisir. Le projet de Catherine Marnas s’articule autour de quatre axes :

Un nouvel équilibre : De par son histoire récente, le TnBA assume les missions d’un CDN et d’une scène nationale ce qui n’est pas sans mettre en difficulté ses moyens de production. En donnant la priorité à la création, en optimisant les moyens de production, en maîtrisant les coûts de fonctionnement, en élargissant le réseau des partenaires de production et de diffusion, le TnBA fait le pari de réussir sa mission première de CDN et d’accroître son rayonnement.

Dialogue festif parce que les projets qui réussissent sont d’abord des rencontres heureuses entre une situation et un savoir-faire qui se définissent en quelques mots : partage, dialogue, mise en réseau, collectif… C’est également dans le but de cet aller-retour entre théâtre et société, que le TnBA s’ouvrira à des fêtes de la pensée afin de se saisir des problèmes politiques, moraux, économiques, sociaux que connait toute vie pour les aborder à la faveur d’une expérience publique de la pensée partagée.

Faire souffler l’esprit du Sud car Bordeaux l’océanique est aussi méditerranéenne. A partir de partenariats avec le Sud de la France,  l’Italie, l’Espagne, le Mexique, le Brésil, le Maroc et l’appui de l’Institut Français, l’ouverture au Sud se reflétera dans la programmation et les choix de création.

La médiation culturelle : Le TnBA se fera moyen, acteur et reflet du plaisir de vivre sur son territoire d’implantation en s’appuyant sur un réseau de structures et d’actions préexistantes afin de les renforcer, de les dynamiser, d’améliorer l’ancrage de l’institution dans la ville, en région et au-delà.

Direction : Catherine Marnas (depuis 2014)

De 1983 à 1994, Catherine Marnas est assistante à la mise en scène auprès d’Antoine Vitez et Georges Lavaudant. En 1986, elle fonde avec Claude Poinas la Compagnie Parnas où elle s’attache à faire entendre l’écriture d’auteurs contemporains comme Roland Dubillard, Copi, Max Frisch, Olivier Py, Pier Paolo Pasolini, Jacques Rebotier, Serge Valletti... Quelques classiques jalonnent néanmoins son parcours tels Brecht, Molière, Shakespeare, Tchekhov. Elle met en scène en France et à l’étranger plusieurs textes de son auteur fétiche Bernard-Marie Koltès, ouvrant de nouvelles perspectives dans son œuvre. Sa volonté de confronter son théâtre à l’altérité, son goût des croisements, l’a régulièrement emmenée dans de nombreuses aventures en Amérique latine et en Asie.  Catherine Marnas a toujours conjugué création, transmission et formation de l’acteur notamment au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris et à l’École Régionale d’Acteur de Cannes. C’est avec les élèves-comédiens de l’École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine (éstba) que se poursuit cette quête d’une formation d’excellence.
Elle est directrice du TnBA et de l’Éstba depuis janvier 2014. C’est avec ardeur qu’elle y revendique un théâtre « populaire et généreux » où la représentation théâtrale se conçoit comme un acte de la pensée et source de plaisir... Ses précédentes mises en scène au TnBA : Lignes de faille de Nancy Huston (2014), le Banquet Fabulateur, création collective (2015), les Comédies barbares de Ramón del Valle-Inclán (2016); 7 d’un coup de Catherine Marnas inspiré du Vaillant petit tailleur des Frères Grimm (2017) et Marys’ à minuit de Serge Valletti (2018). Du 9 au 25 octobre 2018, elle crée La nostalgie du futur au TnBA. En 2020 elle crée A Bright Room Called Day ... Une chambre claire nommée jour de Tony Kushner.

Mises en scène :

2010 L’Affaire de la rue de Lourcine d’Eugène Labiche au Festival Lakhaon – Phnom Penh/Cambodge

2011 Lignes de faille de Nancy Huston

2012 Salinger de Bernard-Marie Koltès

2013 El Cachafaz de Copi
N’enterrez pas trop vite Big Brother de Driss Ksikes

2014-15 Reprise de Lignes de faille de Nancy Huston

2015 Le Banquet fabulateur création collective
Lorenzaccio d’Alfred de Musset

2016 Comédies barbares de Ramón del Valle-Inclán

2017 7 d’un coup inspiré du Vaillant Petit Tailleur des Frères Grimm texte de Catherine Marnas

2018 Marys’ à minuit de Serge Valletti
La nostalgie du futur de Pier Paolo Pasolini & Guillaume Le Blanc

2020 A Bright Room Called Day ... Une chambre claire nommée jour  de Tony Kushner 
La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès 

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La Comédie de Béthune
CDN Hauts de France

138 rue du 11 Novembre

62400 Béthune

Tél. : 03 21 63 29 19


COMEDIEDEBETHUNE.ORG
Direction : Cédric Gourmelon (depuis 2021)

Metteur en scène et comédien, il est formé à l’école du Théâtre National de Bretagne (promotion 1994-1997). En 2000, il danse avec Catherine Diverrès dans Le Double de la bataille (Théâtre de la Cité Internationale). En 2001, il joue dans Violences de Didier-Georges Gabily, mis en scène par Stanislas Nordey (Théâtre National de la Colline). En 2000 et 2002, il met en scène deux créations au Théâtre National de Bretagne : La Nuit, d’après des textes d’Hervé Guibert, Samuel Beckett et Luciano Bolis et Dehors devant la porte de Wolfgang Borchert.

En 2004, il collabore à la mise en scène de Stanislas Nordey pour l’opéra Les Nègres d’après Jean Genet (Opéra National de Lyon, Grand Théâtre de Genève). Il est metteur en scène associé au Quartz – Scène Nationale de Brest de 2004 à 2007 et artiste associé à La Passerelle – Scène Nationale de Saint-Brieuc de 2011 à 2013. Passionné par l’oeuvre de Jean Genet dont il compte quatre mises en scène (Le Condamné à mort, Haute Surveillance, Splendid’s et Le Funambule), il s’intéresse aussi à des auteurs classiques avec Edouard II de Marlowe en 2008, Hercule Furieux et OEdipe de Sénèque en 2011. Il monte et adapte différents textes contemporains, La Princesse Blanche de R. M. Rilke (2003), Words…words…words… d’après Léo Ferré (2005), Ultimatum d’après Fernando Pessoa, David Wojnarowicz, Patrick Kerman (2007), La Femme sans bras de Pierre Notte (2010), Il y aura quelque chose à manger de Ronan Mancec (2012).

Il travaille en Russie, où il a mis en scène Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce en 2010 pour le MKHAT (Théâtre d’Art de Moscou), Tailleur pour dames de Georges Feydeau en 2013 pour le Théâtre Drama de Minousinsk, et au Maroc, en 2016 où il crée Le Déterreur d’après Mohammed Khaïr Eddine à l’Institut Français de Casablanca, en tournée dans les Instituts Français du Maroc et au Tarmac à Paris en 2017. En 2013, il crée Au bord du gouffre de David Wojnarowicz, préparé en résidence à New York dans le cadre de la Villa Medicis Hors les murs dont il est lauréat cette année-là.

En 2016, il met en scène Tailleur pour dames de Georges Feydeau dans une nouvelle version au CDN de Sartrouville. En 2017, il met en scène Haute Surveillance de Jean Genet, à la Comédie Française. En 2019, il met en scène Liberté à Brême de Rainer Werner Fassbinder, au Théâtre national de Bretagne. Il a dirigé de nombreux stages de formation de pratique théâtrale à l’Académie Expérimentale du Théâtre, à l’université Rennes 2, Paris 8, au Conservatoire d’art dramatique de Montpellier, à l’École d’Acteur de Cannes (ERAC), à l’École d’acteur du TNB, à l’École Supérieur d’Art Dramatique de Paris (ESAD). Il travaille actuellement sur ses deux prochains spectacles : Hang de Debbie Tucker Green et Nous trois de Wolfram Höll.

© Camille Ablain

© Camille Ablain

Le projet

Depuis le 1er juillet 2021 la Comédie de Béthune est dirigée par Cédric Gourmelon. Son projet s’attache à défendre les valeurs fondatrices de la décentralisation théâtrale, à l’origine de la création des centres dramatiques nationaux, qui prennent tout leur sens sur le vaste territoire de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay Artois Lys Romane. Il sera accompagné par des artistes associés, Pauline Bayle, Tommy Milliot, Louise Vignaud, Thomas Piasecki, et des artistes compagnons, Tiphaine Raffier, Baptiste Amann et Jean-François Sivadier.

PALACE-036

Centre dramatique national
Besançon Franche-Comté

Avenue Édouard Droz

Esplanade Jean-Luc Lagarce

25000 Besançon

Tél. : 03 81 88 55 11


cdn-besancon.fr
Saison 21/22
Direction : Célie Pauthe (depuis 2013)

D’abord assistante à la mise en scène (Ludovic Lagarde, Jacques Nichet, Guillaume Delaveau, Alain Ollivier, Stéphane Braunschweig), elle intègre en 2001, l’Unité nomade de formation à la mise en scène au CNSAD. 1999, elle travaille avec Pierre Baux et Violaine Schwartz, à la création de Comment une figue de paroles et pourquoi, de Ponge. 2003, elle met en scène Quartett de Heiner Müller au Théâtre national de Toulouse (Prix de la Révélation théâtrale du Syndicat de la critique) ; 2005, L’Ignorant et le Fou de Thomas Bernhard (TNS, 2007), crée La Fin du commencement de Sean O’Casey au Studio de la Comédie-Française et, l’année suivante, S’agite et se pavane d’Ingmar Bergman au Nouveau Théâtre de Montreuil. 2011, elle met en scène Train de nuit pour Bolina de Nilo Cruz pour la biennale de création “Odyssées en Yvelines”. De 2010 à 2013, artiste associée à La Colline, elle y crée, Long voyage du jour à la nuit d’Eugene O’Neill (2011) ; avec Claude Duparfait, Des arbres à abattre d’après le roman de Thomas Bernhard (2012 ; repris en 2013).

En mars 2013, elle met en scène Yukonstyle de Sarah Berthiaume, jeune auteure québécoise (création mondiale à La Colline – théâtre national, puis tournée au Théâtre Vidy-Lausanne, MC2 Grenoble, Le Préau à Vire, et au CDN Besançon Franche-Comté en décembre 2013). Elle crée en 2014, à Reims et Paris, Aglavaine et Sélysette de Maurice Maeterlinck.

Depuis juin 2013, elle est nommée directrice du CDN Besançon Franche-Comté où elle a créé en janvier 2015 La Bête dans la jungle suivie de La Maladie de la mort, d’après Henry James et Marguerite Duras. En 2016, elle collabore avec Claude Duparfait, à la mise en scène de La Fonction Ravel.

Par ailleurs, elle travaille avec la plateforme Siwa sur un projet autour de L’Orestie d’Eschyle, mené par une équipe franco-iraquienne. Elle créé en 2016 au CDN de Besançon Franche-Comté Un amour impossible, d’après le roman de Christine Angot adapté par l’auteur, avec Bulle Ogier et Maria de Medeiros, puis en janvier 2018 la pièce Bérénice de Racine, accompagnée de Césarée, court-métrage de Marguerite Duras.
Depuis plusieurs années, Célie Pauthe mène, parallèlement aux créations, un travail de pédagogie avec de jeunes acteurs dans différentes écoles de théâtre français (Ensatt, Esad, Erac)

 

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Le projet

Le Centre dramatique national de Besançon a été créé en 1972. Il a été dirigé par André Mairal (1972 – 1981), Denis Llorca (1982 – 1990), René Loyon (1991 – 1996), Michel Dubois (1997 – 2002), Sylvain Maurice (2003 – 2011) et Christophe Maltot (2012 – 2013). Célie Pauthe en est la nouvelle directrice depuis septembre 2013.

Sous le mandat de Célie Pauthe, le CDN Besançon Franche-Comté s’est donné comme objectifs de défendre les grandes œuvres du répertoire mondial, classique et contemporain, les œuvres de grands romanciers ou poètes adaptés pour le théâtre, les écritures de plateau, les démarches documentaires, les mises en scène innovantes, les accueils de grands spectacles français et étrangers, l’accompagnement des jeunes créateurs et des compagnies – en portant une attention particulière aux compagnies régionales – ; et de soutenir l’écriture contemporaine.
Le CDN s’y est largement employé, à travers une ambitieuse politique d’artistes associés, de productions propres et de tournées, un important engagement en co-production, un accompagnement à la production et à la recherche sous forme de laboratoires et de résidences, une politique d’accueil structurée autour d’axes forts et de nombreux partenariats. 

 

La Commune CDN d'Aubervilliers

2, rue Édouard Poisson

93304 Aubervilliers

Tél. : 01 48 33 16 16


theatredelacommune.com
Brochure saison 21/22
Le projet 

Le projet de La Commune est habité par ces questions : quel théâtre, quelle manière de le faire, quelle confrérie théâtrale, quelle alliance avec la population permet un lieu ?


Le théâtre en France est souvent fait hors des lieux, ou disons dans un nomadisme ou un éclatement des productions qui a distendu cette question d’un théâtre situé.
Le CDN d’Aubervilliers est pourtant né de cette question, par le mérite de Gabriel Garran, de Jack Ralite et du maire André Karman. Il a été une déclaration magistrale sur le fait qu’une population de banlieue méritait tout autant que les autres un théâtre de création qui travaille à l’émancipation. Ainsi est né le premier CDN de banlieue, s’appuyant sur un grand corps d’amateurs qui cherchaient quel théâtre il fallait faire et qui soit juste et libérateur. Et s’appuyant sur une population contribuant au désir, à l’éclaircie de ces questions.
Nous sommes fidèles à cette idée.
Dans l’histoire du théâtre, ce sont les aventures situées, adressées et adossées qui ont constitué les balises de notre art. Meyerhold en Russie révolutionnaire, Brecht puis Fassbinder puis Peter Stein et Klaus Mikhael Grüber en Allemagne déchirée, Dasté à Saint-Etienne, Jourdheuil/Vincent à Strasbourg, Vitez à Ivry puis de Chaillot et de la Comédie-Française s’adressant à l’Histoire de notre pays, Kantor, Lupa et Warlikowski en Pologne, et plus récemment encore Milo Rau à Gand, par exemple, ont tiré leur nécessité artistique de s’adresser à une situation précise, de leur pays, de leur voisinage aussi comme lieu de la réalité. Et des conditions, dans l’époque, de leur art qu’ils ont voulu modifier, affranchir, rendre plus juste.

Pour nous, il n’y a pas eu de nouveauté en art qui ne soit l’examen sérieux de cette question : à qui je m’adresse ? pourquoi ? comment ?


La Nouvelle Vague cinématographique, mais aussi plus lointainement Racine, Molière, et l’art plastique moderne, sont des arts situés, faits pour des gens et des circonstances historiques précis, dans une situation délimitée pour mieux contribuer à la transformer. Et cela entraîne toujours que les moyens de production eux-mêmes, la manière d’opérer soient fondamentalement transformés.
Quand Gabriel Garran mêlait Claude Dauphin, Nathalie Baye et Philippe Léotard à des amateurs, il contribuait à modifier les conditions de l’œuvre.

Notre intuition dès lors était simple : aller voir ce qu’un lieu nous permettait de réveiller que l’absence de lieu ne permettait pas ?


Notre souci, nous le disons sans fausse honte, n’était pas social. Il était artistique. Comment un lieu contribue à faire un art plus élevé et plus juste ? L’art fait partie des pratiques culturelles des gens, par là il est social si le souci de cette inscription dans la vie de chacun est fermement mené et il n’est politique que par sa justesse formelle en réponse aux questions et nœuds qu’adresse la réalité à une conscience contemporaine.

Nous avons tenu fermement ce programme. En quoi le lieu public de théâtre est-il bon pour l’art ? Et quelles conséquences cela a-t-il pour le lieu s’il s’adosse à un tel destin ?


Je dois dire que nous n’étions pas sûrs que ces questions trouvent des réponses faciles. J’ai toujours dit que je venais faire une enquête, savoir si les CDN étaient encore des lieux justes, et par cette position systématique, rigoureuse, ne se payant pas de mots ou de simulacres, aider à répondre que oui. C’est notre travail, c’est le projet, dont la conclusion est en actes, en devenir, empirique. 

[...]

Marie-José Malis, septembre 2019

Lire l'intégralité du projet sur le site du CDN

© Willy Vainqueur

© Willy Vainqueur

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Direction : Marie-José Malis (depuis 2014)

Marie-José Malis est ancienne élève de l’École Normale Supérieure-Ulm et agrégée de lettres modernes. Elle a dirigé la compagnie La Llevantina de 1994 à 2013. Elle dirige La Commune, CDN d’Aubervilliers depuis le 1er janvier 2014.

Le théâtre de Marie-José Malis est un théâtre du texte et de la présence. Les acteurs y développent une vérité d’expression particulière et l’espace aussi y est remarqué pour sa densité poétique et sa dimension de théâtralité assumée. Sa conviction est que le vrai théâtre est aussi rare que la vraie politique. La représentation doit redonner à sentir comment ce soulèvement a lieu, ici et maintenant, comment les conditions de la vraie politique sont rendues aux hommes, dans la chaleur et le travail du théâtre.

Elle a mis en scène Aléthéia, des traces des grandes ombres, sur des textes de J.-L. Godard; Ouvriers Paysans, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, d’après le roman d’Elio Vittorini; Les femmes de Messine créé dans le cadre du festival Oktobre; Œdipe le tyran, de Hölderlin d’après Sophocle ; Enter The Ghost, d’après Contre la Télévision de Pier Paolo Pasolini; Un orage serait bien beau ici, d’après La Promenade de Robert Walser; Le Prince de Hombourg de Kleist, en collaboration avec Alain Badiou; On ne sait comment, La Volupté de l’Honneur, Les Géants de la Montagne et Vêtir ceux qui sont nus de Luigi Pirandello; Le Rapport Langhoff, créé à La Comédie de Genève; Hypérion, de Hölderlin créé pour le festival d’Avignon In 2014; La Vraie Vie, avec des jeunes d’Aubervilliers, à partir du texte d’Alain Badiou ; La pièce d’actualité n°8 – Institution, créée à La Commune Aubervilliers ; Dom Juan de Molière, The end of reality de Richard Maxwell en 2019, et la création d'Acteurs ! en 2020.

Le Quai
Centre dramatique national - Angers Pays de la Loire

CDN Le Quai

17 Rue de la Tannerie

49100 Angers

Tél. : 02 44 01 22 22


LEQUAI-ANGERS.EU
Saison Le Quai

Direction : Thomas Jolly (depuis 2020)

En 2003, Thomas Jolly entre à l'École Nationale Supérieure d’art dramatique du Théâtre National de Bretagne à Rennes dirigée par Stanislas Nordey et travaille sous la direction de Jean-François Sivadier, Claude Régy, Bruno Meyssat, Marie Vayssière, Anton Kouznetsov...

À l’issue de sa formation, il fonde La Piccola Familia et met en scène Arlequin poli par l’amour de Marivaux (2006), Toâ de Sacha Guitry (2009,Prix du public, Festival Impatience, Odéon – Théâtre de l’Europe), Piscine (pas d’eau) de Mark Ravenhill (2011, Festival Mettre en Scène, Rennes) et Box Office de Damien Gabriac (2013). 

À partir de 2010, il travaille sur la trilogie Henry VI de William Shakespeare qu’il découpe en 4 épisodes. Ce spectacle-fleuve de 18 heures est donné en intégralité lors de la 68e édition du Festival d'Avignon en juillet 2014. En 2015, il met en scène et interprète Richard III, concluant ainsi la tétralogie shakespearienne.  En 2016, à l'occasion de la 70e édition du Festival d'Avignon, il présente avec La Piccola Familia Le Ciel, la Nuit et la Pierre glorieuse, un feuilleton théâtral en plein air retraçant l'histoire du Festival en 16 épisodes et conçoit avec l'auteur Damien Gabriac Les Chroniques du Festival d'Avignon, programme court diffusé sur France Télévisions. Il y met également en scène Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser avec les élèves de l'École supérieure d'art dramatique de Strasbourg.

Il signe par la suite plusieurs mises en scène d'opéra : Eliogabalo de Cavalli (2016, Opéra Garnier) Fantasio d'Offenbach (2017, Opéra Comique) et Macbeth Underworld, composé par Pascal Dusapin (2019, Opéra Royal de la Monnaie à Bruxelles.)

Il est lauréat du Prix Jean-Jacques Gautier – SACD, du Grand Prix de l’association professionnelle de la Critique et du Molière de la mise en scène d'un spectacle de Théâtre Public (2015), du Prix Beaumarchais SACD / Prix de la mise en scène (2017) 

En 2018, il crée Thyeste de Senèque pour l’ouverture de la 72e édition du Festival d’Avignon dans la Cour d’honneur du Palais des papes. Cette même année il crée la mini-série télévisée Le Théâââtre diffusée sur France Télévisons. En février 2019 il crée avec la chanteuse L. (Raphaële Lannadère) et Babx le spectacle Un Jardin de silence, un spectacle musical autour de la chanteuse Barbara. Au cours de l’été 2019, il joue Fortunio dans le Chandelier d’Alfred de Musset, mis en scène par Bruno Bayeux.

Il est le metteur en scène choisi pour la recréation de la comédie musicale Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon en octobre 2020 à la Seine Musicale

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©Olivier Metzger/Modds

©Olivier Metzger/Modds

Le projet

Le Quai est un espace de création, de spectacles et de rencontres pour tous les publics, un lieu où s’inventent et se partagent tous les arts vivants, plastiques, numériques, scéniques, lyriques, le cirque, le théâtre, la danse, les musiques...

Pour concevoir, orchestrer et accueillir ces rencontres, deux structures travaillent au Quai :


• le CDN, Centre dramatique national des Pays de la Loire, dirigé par Thomas Jolly.

• le CNDC , Centre national de danse contemporaine - Angers, dirigé par Robert Swinston,

Derrière son grand Forum et ses espaces d’accueil, Le Quai abrite deux théâtres :

• le Théâtre 900, avec son parterre et deux niveaux de balcons,

• le Théâtre 400, complètement modulable, pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes assises sur 1 gradin, ou 2 en face-à-face, 4 en carré, ou même 900 spectateurs debout.

En coulisses, les activités de recherche, de création et de formation se déroulent entre une scène de répétition, des espaces pédagogiques, un studio de création et trois studios de danse.

Enfin, la terrasse, accessible par ascenseur panoramique, offre la vue la plus belle sur le château du Roi René et le centre historique d’Angers !

Le Quai a ouvert ses portes au public le 26 mai 2007. Depuis, chaque saison, une soixantaine de spectacles différents est proposée, soit environ 200 représentations, auxquelles s’ajoutent des expositions et de nombreux événements dans le Forum. Le lieu totalise ainsi environ 100.000 entrées par an.