Association des Centres dramatiques nationaux

Association des Centres dramatiques nationaux - L'ACDN coordonne le réseau des 38 Centres dramatiques nationaux

Théâtre de La Commune

2, rue Édouard Poisson

93304 Aubervilliers

Tél. : 01 48 33 16 16


theatredelacommune.com
Direction : Marie-José Malis (depuis 2014)

“Je suis ancienne élève de l’École Normale Supérieure-Ulm. Agrégée de lettres modernes.
J’ai été enseignante à l’étranger (Université Lomonossov Russie pour le Ministère des Affaires Etrangères) et en lycées et collèges sensibles (dans le 91 et le 92).
J’ai été scénariste pour la télé.
J’ai créé et dirigé le secteur théâtre d’une ADDM pour le Conseil Général 66.
J’ai créé une formation professionnelle de théâtre puis une licence professionnelle de théâtre. J’enseigne dans plusieurs Universités et Écoles.
J’ai été lauréate d’une bourse Villa Médicis hors les murs à New-York et Los Angeles.
J’ai dirigé la compagnie la llevantina de 1994 à 2013. Elle a été implantée dan les Pyrénées-Orientales, puis en résidence au Forum de Blanc-Mesnil et a été conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication à partir de 2002.
J’ai créé Hypérion d’après le roman de Hölderlin, en juillet 2014 au Festival d’Avignon, Festival In, salle Benoît XII.”  Maris-José Malis

Le projet 

“Je ferai du Théâtre de la Commune ce que je crois qu’il est en pensée : un théâtre comme seul lieu public constituant qu’il nous reste. Nous essaierons d’y constituer notre pensée pour un monde nouveau. Il est possible de penser, de recommencer à construire des lignes dans le monde, de nouvelles courbures, qui seront consistantes et vivables ; il faut pour cela les lieux de confiance, de paix, de fraternité joyeuse et, pourquoi pas, « musclée », il faut pour cela déclarer pour ces lieux une nouvelle devise qui est que nous pouvons tout nous dire, que nous pouvons recommencer à parler, qu’il est juste et légitime de ne pas savoir, de ne pas être heureux dans ce monde, et qu’au fond, ce qu’il y a à savoir, avec quoi va le bonheur, n’est jamais en arrière mais n’est, toujours, qu’une création de notre désir.

Nous constituerons donc la démonstration qu’il y a des lieux publics vrais, où l’hospitalité est garantie et les moyens d’un vrai travail, un travail aux termes et aux conditions dignes, pour apprendre à désirer. Car il faut aussi dire cela, il nous faut des lieux où se réinvente la discipline du désir, des lieux où se reformule et se réorganise le travail de la pensée. Et ainsi, nous y constituerons, comme le disait Meyerhold, l’intuition d’une nouvelle joie de vivre.

Nous y constituerons aussi l’idée qu’un lieu de théâtre est la chance qu’une parole puisse être adressée et inspirée. Je crois aux murs des théâtres parce qu’ils rêvent la ville qui les environne, je crois que ce sont des cœurs du cœur d’une ville, qu’ils la prennent sous la lumière de leur lustre pour l’arracher aux choses mortes et lui rendre la jeunesse, celle du désir, celle des formules éclaircies, celle des intuitions que la pensée livrée aux soucis quotidiens laisse mourir hors de soi, mais qu’il nous faut rendre, comme on rend justice.

Nous y constituerons l’idée que ce temps est le nôtre, notre temps, dans lequel nous aurons vécu, et que ce temps, dans une ville qui s’appelle Aubervilliers, un lieu, qui s’appelle La Commune, et qui est donc à nous, ce temps pouvait redevenir l’objet de notre désir et de notre amour. Nous y constituerons donc l’idée que l’art nouveau que nous souhaitons ne va pas sans une population à qui il s’adresse, sans une population dont la vie même sera matière à une nouvelle beauté.” (extrait de la lettre de Marie-José Malis)

mjm

Scroll Up