Association des Centres dramatiques nationaux

Association des Centres dramatiques nationaux - L'ACDN coordonne le réseau des 38 Centres dramatiques nationaux

Théâtre National Populaire

8 Place Lazare-Goujon 

69627 Villeurbanne

Tel. :  04 78 03 30 00


TNP-VILLEURBANNE.FR
Le projet

Fondé le 11 novembre 1920 par Firmin Gémier – inventeur en 1911 d’un théâtre national ambulant – le Théâtre National Populaire est logé dans le Palais du Trocadéro à Paris. À ses débuts, il est moins voué à une mission de création qu’au montage de spectacles avec le concours des théâtres nationaux et lyriques en direction d’un très large public. Après la mort de Gémier, viennent la guerre et l’occupation, l’institution connaît alors une longue éclipse.

En 1951, Jeanne Laurent nomme Jean Vilar à la tête du TNP. Le nouveau TNP donne la primeur de sa première programmation au petit festival de Suresnes, puis réintègre Chaillot après le déménagement de l’ONU. Jean Vilar conçoit son théâtre comme «un service public», tout comme le gaz et l’électricité. Il établit de solides relations avec les spectateurs (horaires, prix des places, gratuité des services), et multiplie dans l’immense salle, de saison en saison, les créations de grands textes classiques français ou étrangers peu connus (Corneille, Kleist, Brecht…), qu’il met en scène dans une esthétique dépouillée.

Pour faire face à un cahier des charges impressionnant, il met en œuvre, aidé de son administrateur Jean Rouvet, une politique culturelle originale et transforme le TNP en véritable «entreprise» théâtrale qui prend le pari de faire venir à Chaillot un public populaire, au moins 2 500 personnes chaque soir, à des prix peu élevés. Pour attirer le public, il faut d’abord aller à sa rencontre, d’où le réseau de communications établi avec les associations, les comités d’entreprise, les étudiants, les clubs. Une association est créée, les Amis du Théâtre Populaire. La revue « Bref » initiée par Gémier est relancée.

De novembre 1951 à juillet 1963, le TNP parcourt la France ainsi que vingt-neuf autres pays. En même temps Vilar a réussi à associer au théâtre les notions de fête, de cérémonie et de service public. En 1963, Jean Vilar décide de se retirer. Georges Wilson lui succède. Il obtient la construction d’une seconde salle mieux adaptée à la création d’auteurs contemporains. En province de nombreuses compagnies théâtrales sont venues se joindre aux Centres dramatiques de la première heure et cherchent à promouvoir ce théâtre populaire de secteur public illustré par Vilar et Wilson.

C’est ainsi que le Théâtre de la Cité à Villeurbanne, fondé en 1957 par Roger Planchon et son équipe (Isabelle Sadoyan, Jean Bouise, Claude Lochy…), est parvenu à implanter en région lyonnaise un théâtre de création, permanent.On se souvient des tournées nationales et internationales des Trois Mousquetaires, de TartuffeHenry IV

En mars 1972, Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles donne le sigle du Théâtre National Populaire au Théâtre de la Cité à Villeurbanne, Centre Dramatique National.

La direction en est confiée à Roger Planchon, qui décide de la partager avec Patrice Chéreau et Robert Gilbert. L’éclatante réussite de ses créations et des ses accueils, en fait un des lieux les plus vivants de la décentralisation.

En 1986, Georges Lavaudant succède à Patrice Chéreau parti, depuis 1982, diriger le Théâtre des Amandiers-Nanterre. Il partage avec Roger Planchon la direction jusqu’en 1996, avant de rejoindre l’Odéon-Théâtre de l’Europe.

Des spectacles produits et joués par le TNP à cette époque, on se souvient de ceux de Roger Planchon, Le TartuffeLe Cochon noirGilles de RaisIonescoGeorge DandinL’Avare…; de Patrice Chéreau, Le Massacre à ParisLa DisputeLearPeer Gynt…; de Georges Lavaudant, Baal et Dans la jungle des villesPlatonovTerra IncognitaUn Chapeau de paille d’Italie, etc.

En janvier 2002, Christian Schiaretti – qui a dirigé la Comédie de Reims de 1991 à 2002 – succède à Roger Planchon à la direction du Théâtre National Populaire. 
Jean Bellorini est nommé à la direction du TNP à partir du 1er janvier 2020.

 

©Jean-Baptiste Millot

©Jean-Baptiste Millot

Direction :  Jean Bellorini (depuis 2020)

 

Formé à l’école Claude Mathieu, le metteur en scène, compositeur, musicien et éclairagiste Jean Bellorini fonde la compagnie Air de lune en 2003. Considérant la musique comme le battement de cœur du théâtre, il entend célébrer les noces de ces deux arts à chaque nouveau spectacle. La poésie et le sensible sont au centre de sa démarche, qui mêle toujours comédiens et musiciens sur le plateau. En réflexion permanente autour de la parole, Jean Bellorini et sa troupe jouent sur la frontière entre théâtre et récit. En 2012, ils créent Paroles gelées inspiré des textes de Rabelais, après avoir porté à la scène Les Misérables de Victor Hugo en 2010, dans Tempête sous un crâne. Récompensé par un Molière pour La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht en 2014 et à la tête du Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis, Jean Bellorini affirme sa volonté de faire du théâtre un véritable service public, « aussi vital que l’eau courante et l’électricité ». Alors que sa mise en scène de Liliom de Ferenc Molnár, conçue en 2013, poursuivait sa tournée, Jean Bellorini a été invité à diriger les comédiens du Berliner Ensemble, où il a créé Le Suicidé de Nicolaï Erdman. En juillet 2016, il présente Karamazov, d’après Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski au Festival d'Avignon. En novembre 2018, il crée Un instant, d'après À la recherche du temps perdu de Marcel Proust et en mars 2019, Onéguine d'après Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine au Théâtre Gérard Philipe.

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